‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 14 sur 295 · Voyez phis loin, p. 20, la pièce v · texte numérisé non relu

Voyez phis loin, p. 20, la pièce v

2. En tout cas, je 11e [leiise pas qu'il faille identifier notre Malherbe avec un Ctrtnin capitaine de Mallierbe dont parle Palina Caytt et qui comhatiit bravement en iSgo à la tète d'une troupe de rovalistes au siège du cliàteau de Saisie. [Clironolugie novennaire^ année 1390, ColliCtion de MM. Michaud et Poujoulat, première série, tome XII, p. 226, 22y.)

SUR MALHERBE. xix

Ce fait, qu'il fautplacer entre les mois de mai ou de juin 1 595, époque où Malherbe retourna en Provence, d'où il était absent depuis i586, et le mois de mai iSgS, où fut signé le traité de Vervins avec l'Espagne, était certes assez remarquable pour n'être point oublié par les historiens; mais les érudits n'ont point encore pu découvrir un passage où il en soit parlé. On trouve bien dans de Tiiou, à l'année iSgô', la mention avec quelques détails de la prise, par le duc de Guise, de la ville de Martigues, qui tenait pour la Ligue ; mais rien dans son texte ne rappelle de près ou de loin le récit de Racan. Je crois que cette fois, et ce n'est pas la seule, le poëte aura abusé de la crédulité naïve de son élève.

Quoi qu'il en soit, Malherbe, comme il l'écrivait à du Perron, comptait s'en retourner en Normandie à la fin de 1601 - ; mais les procès qu'au mois de novembre de cette année il espérait voir terminés au bout de quelques jours, n'étaient point finis trois ans après; et lorsqu'il quitta la Provence au conunenceraent d'août i6o5, ses affaires étaient encore si embrouillées que, par prudence, il rédigea pour son fils une Instruction où se retrouve la minutieuse exactitude d'un homme du pays de sapience '.

Les quatre années qui précédèrent son arrivée à la cour ne furent du reste perdues ni pour sa gloire ni pour son avenir. Au mois de novembre 1600, il présenta à Aix, à Marie de Medicis, Sur sa bienvenue en trance, une ode qui marquait une ère nouvelle dans la poésie française et laissa p.'obablement dans le souvenir de la jeune reine une impression dont Malherbe recueillit le fruit plus tard. Vei's la même époque, il adressa à son ami

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