ftehouclter, r(.'l;rousscr, émousscr, s'émousser
i48 POESIES, XLI.
Que Diane auroit peine à suivre Au plus grand silence des bois.
Une reine qui les conduit ,
De tant de merveilles reluit,
Que le soleil qui tout surmonte , 4 5
Quand même il est plus flamboyant ,
S'il étoit sensible à la honte,
Se cacheroit en la voyant.
Aussi le temps a beau courir,
Je la ferai touj ours fleurir 5 o
Au rang des choses étei^nelles;
Et non moins que les immortels ,
Tant que mon dos aura des ailes ,
Son image aura des autels.
Grand roi, faites-leur bon accueil; 5 5
Louez leur magnanime orgueil ,
Que vous seul avez fait ployable \
Et vous acquerrez sagement ,
Afin de me rendre croyable ,
La faveur de leur jugement. 60
Jusqu'ici vos faits glorieux
Peuvent avoir des envieux ;
Mais quelles âmes si farouches
Oseront douter de ma foi.
Quand on verra leurs belles bouches 6 5
Les raconter avecque moi ?