‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 153 sur 295 · A i'oits, avec vous · texte numérisé non relu

A i'oits, avec vous

Etant loin de ma clame, une grâce plus grande Que d'aimer sa mémoire, et m'en entretenir.

Dites-moi donc sans artifice ,

Quand je lui vouai mon service, 20

Faillis-je en mon élection ?

N'est-ce pas un objet digne d'avoir un temple? Et dont les qualités n'ont jamais eu d'exemple, Comme il n'en fut jamais de mon affection?

Au retour des saisons nouvelles 2 5

Choisissez les fleurs les plus belles.

De qui la campagne se peint; En trouverez-vous une , où le soin de nature Ait avecque tant d'art employé sa peinture, Qu'elle soit comparable aux roses de son teint? 3o

Peut-on assez vanter l'ivoire De son front , où sont en leur gloire La douceur et la majesté ?

Ses yeux, moins à des yeux qu'à des soleils semblables. Et de ses beaux cheveux les nœuds inviolables , 3 5

D'où n'échappe jamais rien qu'elle ait arrêté?

Ajoutez à tous ces miracles

Sa bouche, de qui les oracles

Ont toujoui's de nouveaux trésors ; Prenez garde à ses mœurs , considérez-la toute ; /, o

Ne m'avoùrez-vous pas que vous êtes en doute Ce qu'elle a plus parfait, ou l'esprit, ou le corps?

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