A MONSIEUR DU MAINE, SUR SES ŒLUVRES SPIRITUELLES
Le présent sonnet figure, avec quelques variantes, en tête du Recueil des vers lugubres et spirituels de Louis de Cbabans, s"" du Maine, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, Paris, ifiïi, in-8. L'auteur fut tué en duel ou, pour mieux dire, assassiné par l'Enclos, le père de Ninon, le 26 décembre i632, à Paris.
Suivant Ménage , le baron de Cbabans , d'abord aide de camp , puis ingénieur dans les armées de France, avait passé ensuite au service des Vénitiens. Tallemant, qui lui a consacré quelques lignes, dit qu'il portait l'épée, mais qu'on l'accusait d'avoir été violon ou joueur de lutb. Il est aussi question de lui dans les Histoires tragiques de Claude Malingre.
Tu me ravis, du Maine, il faut que je Tavoue, . Et tes sacrés discours me charment tellement , Que le monde aujourd'hui ne m'étaut plus que boue, Je me tiens profané d'en parler seulement.
Je renonce à l'amour, je quitte son empire , 5
Et ne veux point d'excuse à mon impiété , Si la beauté des cieux n'est l'unique beauté Dont on m'orra jamais les men eilles écrire.
Caliste se plaindra de voir si peu durer