‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 17 sur 295 · Manuscrits Peiresc, Reg. 67, tome III, f · texte numérisé non relu

Manuscrits Peiresc, Reg. 67, tome III, f

2. « Le bonhomme Malherbe m'a dit ]jlusieurs fois, qu'après avoir fait un poëme de cent vers, ou un discours de trois fiuiïles, il falloit se reposer dix ans. » (Lettre de Babac, du 20 juillet ifiSo, OEuvres, tome II, p. 881.) — Vovez plus loin, p. 3i3 (notice de la pièce cxvni), ce que nous disons de deux stances que Malherbe présenta à Richelieu et qu'il avait composées plus de tiente ans auparavant.

3. Peiresc, né en i58o, avait alors vingt-quatre ans, et Malherbe plus du double.

4. Voici ce que le célèbre Gassendi (ou mieux Gassend) raconte dans sa Vie de Peiresc, année 1604 : 1 Peireskius.... jucundissiraani " familiaritatem duplicein paravlt. Altéra fuit cum nobili Francisco

« Villanovano I layosci barone altéra cum celebri viro Francisco

( Malherbio, qui deinceps habitus fuit gallicae linguse arbiter, et poe-

SUR MALHERBE. xxi

Appelé en Normandie pour ses affaires particulières, Malherbe quitta la Provence au commencement craoùt i6o5, et comme à la même époque, Peiresc et tlu Vair partirent pour se rendre à la cour*, il n'est pas douteux qu'il fit en leur compagnie ce voyage qui devait exercer sur sa vie une influence décisive.

Racan a raconté en quelles circonstaiices et avec quels éloges le nom de Malherbe fut prononcé, pour la premièie fois peutêtre, devant Henri IV. C'était quelques semaines après que l'ode dont nous avons parlé plus haut avait été présentée à Marie de Médicis : le Roi demandant à du Perron s'il faisait encore des vers, le prélat n'hésita pas à lui répondre « qu'il ne falioit point que personne s'en niélàt après un certain gentilhomme de Normandie, habitué en Provence, nommé Malherbe, qui avoit porté la poésie françoise à un si haut point que personne n'en pouvoit jamais approcher^. »

« seos facile pi inceps. Invisebat enim uterque; et quuni priorem qui- « deiii ipsi ])atria coniinunis, ac studium earundem rerum concilias- « set, posteriorem illi quœsivit commendatio Varii(</« Vair'), clarum- « que in Piovincia nonien, ex quo tempore fu; rat memorato magno « Francise Priori a secretis. Hinc proinde cœpit Peireskius Malherbii (' poemata cognoscere, suspicere, apud exteros commendare. Siqui- « dem quum mense septembris illa memorabilis Ostendse ohsidio « exitum habuisset. pulchraque illa carmina, Area parva duciim, etc., « fuissent gallicis versibus non modo a Vario, sed a Malberbio etiain « expressa, misit illico quum ad alios, tum ad ipsum Scaligerum, « quem latinorum carminiim arbitrabatur esse auctorem. » ( Viri illustris Nicolai Cl"iul'd Falincii de Peiresc fi/a per Petrum Gassendum, Paris, ifi4i, in- 4°, p. 78 et 79.)

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