A MONSEIGNEUR LE CAREINAL DE RICHELIEU
Malherbe écrivit probablement cette pièce en 1(124, lorsque le cardinal de Richelieu entra (26 avril) au conseil du Roi. Elle parut d'abord en feuille volante, puis en 1627 dans le Recueil des plus beaux vers.
A ce coup nos frayeurs n'auront plus de raison, Grande âme aux grands travaux sans repos adonnée ; Puisque par vos conseils la France est gouvernée, Tout ce qui la travadle aura sa guérison.
Tel que fut rajeuni le vieil âge d'Eson, 5
Telle cette Princesse en vos mains résinée Vaincra de ses destins la rigueur obstinée , Et reprendra le teint de sa verte saison.
Le bon sens de mon roi m'a toujours fait prédire
Que les fruits de la paix combleroient son empire, i o
Et comme un demi-dieu le feroient adorer ;
Mais voyant que le vôtre aujourd'hui le seconde, Je ne lui promets pas ce qu'il doit espérer, Si je ne lui promets la conquête du monde.
3. Ce vers est reproduit presque textuellement dans la pièce cxvi.
4. Var. (feuille volante) : Tout ce qu'elle a de mal.... 6. Résinée, résignée.
XGIU