VI AVERTISSEMENT
tionné sur les autographes Je la Bibliothèque impériale. Pour pouvoir les annoter convenablement, nous avons été à Carpentras consulter les minutes des lettres de Peiresc à Malherbe, et nous ne saurions trop remercier le savant bibliothécaire de cette ville, M. Lambert, de l'obligeance sans égale avec laquelle il nous a facilité notre travail. Ces minutes, dont on n'avait point encore tiré parti, nous ont fourni de précieux renseignements. Dans la même bibliothèque, où nous avons trouvé quelques pièces inédites, nous avons collationné sur le manuscrit original V Instruction de Malherbe à son fis, éditée il y a dix-sept ans d'après une copie extrêmement fautive de la bibliothèque d'Aix. Enfin une visite aux bibliothèques d'Avignon et de Grenoble nous a procuré deux pièces, non publiées jusqu'à présent, dont nous avons fait usage dans la Notice biographique.
Le nombre des autres lettres, adressées à Racan, Golomby, Balzac, de Bouillon Malherbe, etc., qui est de quatre-vingt-dix-sept dans l'édition de i63o, sera fort augmenté dans la nôtre, où nous mettrons à profit les publications qui ont été faites depuis une quarantaine d'années par MM. Roux-Alpheran, Miller, Hauréau et Mancel.
Les souscripteurs recevront avec le dernier volume un beau portrait de Malherbe (voyez p. cxxiv^ , un fac simile de son écriture, ses armoiries, la musique composée pour une de ses pièces par un de ses contemporains, et une vue de la maison qu'il a habitée à Gaen. Nous pouvons dire que rien n'a été ni ne sera négligé pour rendre cette édition digne de la collection dans laquelle elle doit figu-
AVERTISSEMENT. vu
rer, et de la place éminente que Malherbe occupe dans notre littérature.
Sur le titre, au-dessus du nom du signataire de cet avertissement, on trouvera celui d'un savant académicien, M. Ad. Régnier : ce ne sera que justice. Il s'est chargé de diriger la publication de la Collection des grands écrwains de la France^ et je puis affirmer, en ce qui concerne Malherbe et son éditeur, que ses fonctions n'ont point été une sinécure. Depuis tantôt vingt mois que l'impression a été commencée, sa vigilance ne s'est pas ralentie un instant. Dans cette tâche d'amicale direction et d'attentive révision, il n'a épargné ni ses soins ni ses conseils, et c'est en grande partie à lui que notre édition sera redevable de l'exactitude et de la correction qui en feront et en doivent faire le principal mérite : aussi je ne fais que payer une dette en consignant ici l'expression de ma bien vive et bien sincère gratitude,
LuD. Lalanne.
Juin 1862.
NOTICE BIOGRAPHIQL'E