POUR LE MARQUIS DE LA VIEUVILLE , SUPERINTENDANT DES FINANCES
Imprimé d'abord en feuille volante, puis en ifiuy dans le Recueil des plus beaux vers, mais composé en i(\i^ au plus tard; car le marquis de la Vieuville, nommé en i(ij>.3 surintendant des £inances, ne garda qu'un an cette charge.
Il est vrai, la Vieuville, et quiconque le nie Condamne impudemnient le Ijon goiit de mon roi ; Nous devons des autels à la sincère foi Dont ta dextérité nos aiTaircs manie.
Tes soins laborieux, et ton libre génie, 5
Qui hors de la raison ne connoît point de loi. Ont mis fin aux malheurs qu'attiroit après soi De nos profusions Teffroyable manie.
Tout ce qu'à tes vertus il reste à désirer.
C'est que les beaux esprits les veuillent honorer, i o
Et qu'en l'éternité la Muse les imprime.
J'en ai l)icn le dessein dans mon âme formé; Mais je suis généreux, et tiens cette maxime. Qu'il ne faut point aimer quand on n'est, point aimé.