Vab. (feuille volante) : Ont fini le malheur
ilih POÉSIES, XCV.
XGV
FRA.GMEWT.
On trouve ces vers, les seuls en rimes plates que l'on connaisse de Malherbe , dans une lettre sans date adressée à Racan par le poëte, qui, après les avoir rapportés, ajoute : <r Vous savez trop bien que c'est que de vers, pour ne connoîtrc pas que ceux-là sont de ma façon. Si vous en goûtez la rime, goûtez -en encore mieux la raison. » Publiés pour la première fois en 1627 dans le Recueil de lettres nouvelles donné par Faret (Paris, Toussaint du Bray, in-8°), ils ont été faits pour Mme de Rambouillet, et au plus tard en 1625 ; car, dans une autre lettre à Racan, datée du 18 octobre de cette même année, Malherbe en a reproduit trois vers, avec une variante que nous donnons plus bas.
Et maintenant encore en cet âge penchant,
Où mon peu de lumière est si près du couchant ,
Quand je verrois Hélène au monde revenue,
En l'état glorieux où Paris Ta connue,
Faire à toute la terre adorer ses appas, 5
N'en étant point aimé, je ne l'aimerois pas.
Cette belle bergère, à qui les destinées
Sembloient avoir gardé mes dernières années,
Eut en perfection tous les rares trésors
Qui parent un esprit, et font aimer un corps. 10
Ce ne furent qu'attraits, ce ne furent que charmes;