‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 24 sur 295 · Lettre du afi juin ifiio · texte numérisé non relu

Lettre du afi juin ifiio

2. Elle ne fut terminée qu'en 1618, et M. Roux-Alpheran l'a parfaitement résumée, d'après les pièces originales conservées aux archives d'Aix (voyez Recherdifs, p. 3o-32). Voici ce dont il s'agissait. Au mois de juin i6i5, Malherbe présenta au Roi un placet pour obtenir en pur don un terrain situé sur le port de Toulon , et où il se proposait de faire bâtir des maisons. Après une expertise faite par les trésoriers généraux de France à Aix, ceux-ci, malgré l'opposition des consuls de Toulon , reconnurent l'utilité du projet, et Louis XIII, par un brevet, daté du 3o juin ifiij, et où il déclare «vouloir gratifier le sieur de Malherbe, en considération de ses mérites et des bons et recommandables services qu'il a rendus et rend journellement à Sa Majesté, » lui fit don du terrain demandé. Ce terrain était situé dans l'enclos de la darsine de Toulon, et on devait y bâtir vingt-deux maisons, à la charge, les constructions terminées, d'une reute annuelle de deux écus par maison, et des droits seigneuriaux, en cas d'aliénation, au profit de Sa Majesté. Le brevet fut suivi de lettres patentes enregistrées au parlement d'Aix, au mois d'avril ifii8. Cette compagnie, où il complaît l)caucoup d'amis , le tint quitte des cpices dues à raison de l'enregistrement.

SUR MALHERBE. xxvii

saurons dans dix ou douze jours ce qui en sera'. » Les jours, les semaines et les mois se passèrent, et ce fut seulement vers la fin d'avril 1611 que l'afFiiire fut réglée. Cette pension, qui était de quatre cents écus, fut portée à cinq cents en juin 1612^. 3) C'était le prix de devises faites pour la Reine parle poète, qui se promettait de mériter. Tannée suivante, une nouvelle a gratification par quelque nouvel ouvrage, »

Il n'y manqua pas; car à peine en 161 4 eut-il fait contre les princes révoltés une paraphrase du psaume cxxviii ', qu'il demanda à être compris « dans la capitulation. » La Reine le lui promit, et probablement tint parole. En 161 5, c'est le frère de Peiresc, M. de Valavez, qu'il met en avant, et inutilement cette fois, pour obtenir une pension sur un évèché*. »

Malherbe, du reste, au lieu d'être un grand poëte, n'aurait été qu'un simple courtisan qu'il aurait mérité ces faveurs par son assiduité près de la Reine et le dévouement qu'il lui témoigna, tant quelle garda le pouvoir. Malgré l'ennui que lui

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