‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 25 sur 295 · Lettre à Peiresc, du 28 décembre · texte numérisé non relu

Lettre à Peiresc, du 28 décembre

2. « Encore que je n'aie aucun digne sujet de vous écrire, si je n'ai voulu perdre la commodité de ce laquais pour vous dire que la Reine se laissa persuader devant hier au soir h M. de Malherbe de lui augmenter sa pension de cent écus, de sorte qu'il a cinq cens écus par an. » (Lettre citée plus haut de M. de Valavez à son frère Peiresc, en date du i3 juin 1612.) Malherbe, de son côté, dans une lettre à Peiresc, raconte ainsi le tait : « J'ai fait voir à la Reine les devises que j'ai faites pour elle. Elle les a trouvées fort à son goût, ce que je crois, pource.qu'elle l'a dit, mais encore plus parce qu'elle m'a augmenté ma pension de cent écus. Si je me fusse préparé à lui faire cette requête, je la trouvai si bien disposée que je crois qu'elle eût passé plus avant : ce sera. Dieu aidant, pour l'année prochaine; cependant je tâcherai de mériter cette gi-atilîcation par quelque nouvel ouvrage, i Cttte lettre, qui n'est pas datée dans ledilion de Biaise, y est classée à tort parmi celles de i6i3 (p. 269} ; car elle est adressée à Peiresc à Paris; or le savant conseiller n'avait séjourné dans cette ville qu'en 1611, et dès le mois de novembre de cette année était retourné en Provence, d'oii il ne revint qu'en i(Si(S. M. de Gournay, qui s'appuie sur cette pièce, s'est donc trompé en disant (p. 2(18) que la pension de Malberbe, qui était d'abord de quinze cents livres, fut en iGiS portée à dix-huit cents.

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