I. Var. (édit. de i63o) : De dérober
•}.. Var. (édit. de i63o) : A la perfection de seiences .
i. Var. (édit. de tfi3o) : Discrètes —
jjense pas que personne en puisse douter après avoir lu ses admirables écrits.
J'ai plutôt eu dessein d'en faire l'éloge dans ce discours, que le jugement ou rapologie*; et les mêmes raisons qui me pouvoient empêcher de l'entreprendre, ont été celles qui m'ont persuadé d'y travailler. Car la matière que j'avois à traiter m'a paru si riche, que j'ai jugé qu'elle se pouvoit aisément passer d'une belle forme , et que n'ayant pas une mauvaise cause à défendre^, je n'avois besoin ni des finesses de la rhétorique", ni de ces grands mouvements avec lesquels il faut éblouir l'esprit des lecteurs quand on ne veut pas qu'ils reconnoissent la vérité. Si c'est faire un sacrilège que de parler des vertus extraordinaires avec des termes et des pensées communes, j'avoue que je suis coupable du plus grand qui se commettra jamais. Mais si les louanges doivent plaire lorsqu'elles sont justes, j'aurai sans doute satisfait toutes les pers<mnes qui liront celles que je lui ai données, son mérite ne pouvant être inconnu que parmi les nations barbares, et dissimulé qu'entre ses envieux ou ses ennemis. Je ne suis pas si vain que de les vouloir faire passer pour un présent magnifique, dont sa renommée puisse recevoir quelque augmentation de gloire. Ce m'est assez qu'il les reçoive connue un ti-ibut ; et je ne me fâcherai jamais qu'un autre lui dresse des trophées plus glorieux , pourvu que ce soit avec les mêmes sentiments de respect desquels je suis maintenant touché. Il a eu deux sortes de persécuteurs : les ignorants , qui ne pouvant goûter que ce qui étoit de proportionne à leur foiblesse, ont condamné dans ses écrits connue lidicule ce qu'il y avoit de plus noble; et ses envieux, qui voulant tromper les autres après s'être trompés eux-mêmes, ont tâché de persuader^ qu il faisoit les fautes dont ils avoient envie qu'il fût coupable, pour le condamner avec quelque apparence de justice. Les premiers pourront continuer leurs inq>ertinences tout à leur aise, et je n'estime pas qu'il se faille beaucoup soucier du mépris de ceux