Vak. (édit. de ifi3o) : De leur persuader
desquels on doit rejeter rapprohation. Pour les autres, j'espère qu'enfin ils se résoudront à croire leur conscience, et que sa lumière étant un peu éloignée, elle ne leur fera plus si mal aux yeux qu'auparavant'. En effet, la gloire ne doit pas être de ces maîtresses qui font naître des querelles entre les amants qui les recherchent-'. Elle demeure toujours chaste, quoiqu'elle se donne à plusieurs ; chacun rencontre dans son temple la place dont il est digne, et le chemin par lequel on y doit |)arvenir n'est pas si étroit, que deux personnes n'y puissent marcher à la fois sans se heurter. Mais je parle à des gens' qui n'ont pas envie de se laisser persuader, et il vaut mieux que je finisse ce discours, après la vue duquel les lecteurs auront sujet de dire que je les ai conduits dans un superbe palais par un chemin fort désagréable, si ce n'est point offenser le génie du grand Malherbe, que de croire qu'ils puissent conserver le souvenir de mon fâcheux entretien, après avoir goûté celui de ses incomparables ouvrages.
1. On lit ici dans l'édition de ifiSo cette phrase, supprimée dans les autres éditions : « Il \ a beaucoup de raisons qui font mépriser dans notre siècle ceux qui se mêlent de faire des livres ; mais je crois que Tune des plus fortes et peut-être des plus légitimes est ce ridicule amour que quelques-uns se portent à eux-mêmes, ce mépris insupportable qu'ils font des autres, et ces lâches artifices qu'ils pratiquent pour établir leur réputation. »
2. a Et il n'y a que ceux qui se reconnoissent indignes de gagner ses bonnes grâces par leurs mérites, qui ont recours aux sortilèges. » (Edition de itt3o.)