‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 264 sur 295 · I. Var. (édit. de i6:>i): Étoit-ce · texte numérisé non relu

I. Var. (édit. de i6:>i): Étoit-ce

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armées , s'en va au grand pas vers les ennemis , et commande à Nicanor, Tun des principaux d'auprès de sa personne, de le suivre avec le reste de Tarmée. Comme il fut au haut de la butte , il y trouva des armes et des morts, que les Romains y avoient laissés en se retirant. Ce spectacle lui donna une extrême joie, qui fut encore plus grande quand il vit que déjà le combat se faisoit proche du camp des ennemis. Mais en un instant, voyant les aflFaires changées, et ses gens mis en fuite , il fut sur le point de s'en retourner en son camp. Toutefois comme il eut considéré que ceux des siens qui tenoient ferme étoient infailliblement perdus, s'ils n'avoient du secours, et d'ailleurs que lui-même ne pouvoit plus se retirer qu'avec perd, enfin sans pouvoir attendre le reste de son armée, ce lui fut force de hasarder la bataille. Et pour cet effet ayant mis à la main droite ceux de sa cavalerie et des armés à la légère , qui avoient déjà été au combat, il donna la main gauche aux porteurs de rondache et à la phalange des Macédoniens, auxquels, pource que la longueur de leurs piques étoit empêchante, il fit commandement de les quitter, et mettre du premier abord l'épée à la main. D'ailleurs, il diminua le nombre des rangs, et retira dans les files ce qu'il en ôta, pour faire son bataillon plus long que large , et par conséquent plus malaisé à enfoncer. Il leur fit aussi serrer les rangs, en sorte que les hommes et les armes s'entre-touchoient. IX. Quintius, apiès avoir retiré dans les rangs ceux qui étoient venus du combat, fit sonner la charge. Il est peu souvent arrivé que l'on ait crié au commencement d une bataille, comme il fut crié* au commencement de celleci. Car il se rencontra que les deux armées firent leur cri tout à la fois ; et ne fut pas seulement crié par ceux

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