‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 268 sur 295 · I. Cela, ce fait que · texte numérisé non relu

I. Cela, ce fait que

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fils , auxquels il laissa son Etat si bien affermi , que jusqu'à la troisième race eux et les leurs en conservèrent la possession. Comme les affaires d'Asie, de Grèce et de Macédoine étoient en ces termes, la guerre de Philippe n'étant que bien à peine cessée, et pour le moins ce qui avoit été accordé par la paix n'étant pas encore exécuté, il s'alluma une grande guerre en Andelousie. Helvius qui en étoit gouverneur écrivit au sénat, que Colcas et Luscin, deux des principaux seigneurs du pays, avoient pris les armes; qu'avec Colcas il y avoit dix-sept petites villes, et avec Luscin deux très- grandes , Cardonne et Bardonne; que pour ceux de la côte, ils ne bougeoient encore , mais que , leurs voisins remuant , il ne se falloit pas imaginer qu'ils demeurassent les bras croisés. Ces lettres ayant été lues au sénat par le préteur Sergius, il fut résolu qu'après que la création des préteurs seroit faite, celui à qui toucheroit l'Espagne dresseroit incontinent un état de ce qu'il estimeroit nécessaire pour A faire la guerre, et en feroit son rapport au premier jour.

XXII. Environ ce même temps les consuls furent de retour à Rome, et ayant fait assembler le sénat au temple de Bellone , demandèrent que pour les bons services qu'ils avoient rendus à la République le triomphe leur fût accordé. Les tribuns du peuple Labéo et Ursanius remontrèrent qu'y ayant de la différence aux mérites il y en devoit avoir en la récompense , et que pourtant ils requéroient que chacun des prétendants eût à faire sa poursuite séparément. Minutius disoit pour sa raison , que le gouvernement d'Italie leur étoit échu à tous deux ensemble. Cornélius ajoutoit * que son compagnon et lui n'avoient rien fait l'un sans l'autre, et nommément

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