‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 67 sur 295 · I. Voyez pièce i.xxxii, p · texte numérisé non relu

I. Voyez pièce i.xxxii, p

•1. Voyez p. aai la notice de la pièce i,x vin, où est réfutée cette assertion de Racan.

3. Ce sont les lettres XXX ettx du livre I, dans les anciennes éditions.

4. F. d'Arbaud, sieur de Porchères, ntcnibre de l'Académie française. VoA'ez phis loin la Notice bibliograi>h\(jiie, p. xcii et xcin.

Lxxxviii VIE DE MALHERBE PAR RACAIN.

il n'eût eu beaucoup de difficulté à le faire résoudre de se confesser, lui disant qu'il navoit accoutumé de se confesser qu'à Pâques. Il étoit pourtant fort soumis aux commandements de l'Église, et quoiqu'il fût fort avancé en âge, il ne mangeoit pas volontiers de la viande aux jours défendus, sans permission ; car ce qu'il en mangea le samedi d après la Chandeleur, ce fut par mégarde. Il alloit à la messe toutes les fêtes et tous les dimanches, et ne manquoit point à se confesser et communier à Pâques, en sa paroisse. Il parloit toujours de Dieu et des choses saintes avec grand respect, et un de ses amis lui fit un jour avouer devant Racan qu'il avoit une fois fait vœu d'aller d'Aix à la Sainte-Baume tète nue, pour la maladie de sa femme. Néanmoins il lui échappoit quelquefois de dire que la religion des honnêtes gens étoit celle de leur prince; et il avoit souvent ces mots à la bouche, à l'exemple de M. Coeffeteau' : Bonus ariimus, bonus Deus , bonus cultus. C'est pourquoi Racan s'enquit fort soigneusement de quelle sorte il étoit mort. Il apprit que celui qui 1 acheva de résoudre à se confesser fut Yvrande , gentilhomme qui avoit été nourri page de la grande écurie, et qui étoit son écolier en poésie, aussi bien que Racan. Ce qu'il lui dit pour le persuader de recevoir les sacrements fut qu'ayant toujours fait profession de vivre comme les autres hommes, il falloit moui'ir aussi comme les autres; et M. de Malherbe lui demandant ce que cela vouloit dire, Yvrande lui dit que quand les autres mouroient, ils se confessoient, communioient et recevoient les autres sacrements de l'Église. M. de Malherbe avoua qu'il avoit raison, et envoya quérir le vicaire de Saint-Germain, qui l'assista jusquesà la mort. On dit qu'une heure avant f[ue de mourir, après avoir été deux heures à l'agonie, il se réveilla comme en sursaut pour reprendre son hôtesse, qui lui servoit de garde, d'un mot qui n'étoit pas bien françois à son gré ; et comme son confesseur lui en fit réprimande, i! lui dit qu'il ne pouvoit s'en empêcher, et qu'il vouloit jusques à la mort maintenir la pureté de la langue françoise.

1. Coeffeteau , évêqiie de Marseille, né en i574> mort en if^23.

JNOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.

OEiivres détachées publiées du vivant de Malherbe.

Les renseignements bibliographiques qui suivent et que j'ai eu beaucoup de peine à réunir sont les plus complets et les plus précis que l'on ait jusqu'ici donnés sur les Œuvres de Malherbe. Cependant ils ne le sont point encore autant que je l'aurais désiré; car il y a plusieurs volumes qu'il m'a été impossible de me procurer, et de plus il m'a été parfois fort difficile de me reconnaître au milieu de la confusion causée par les supercheries des libraires et les contrefaçons; on en jugera par ce seul fait que de i635 à 1647 ^ }' ^'^'- ^^'^ éditions des OEuvres qui portent le titre de troisième.

I. Les Larmes de saint Pierre, imitées du Tansille. Paris, i587, in-4.

Ces stances furent réimprimées à Paris, L. Brexel, i596,in-8, et à Rouen, Raph. du Petit- Val, iSgS, in-8; de plus, comme nous le disons ailleurs (voyez pièce m, p. 4), elles furent insérées dans divers recueils de vers publiés du vivant de Malherbe.

%. Ode du sieur de Malherbe. A la Reine. Pour sa bienvenue en France. Aix, J. Tholosan, 1601, 16 pag. in-8.

3. Ode sur l'attentat commis on la personne de Sa Majesté, le 19 décembre i6o5. In-(S.

Voyez pièce xix, p. 75.

!\, Vers du sieur de Malherbe à la Reine. Paris, Ad. Beys,

XG NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE.

iGi I , iG pag. in-8, plus un feuillet pour l'extrait du privilège.

On y trouve l'ode à la Reine : Nymphe qui jamais ne sommeilles , et l'ode à M. de Bellegarde : A la fin c'est trop de silence.

L'extrait du privilège porte : « Par grâce et privilège du Roy, il est permis au sieur de Malherbe défaire impiinier sesOEuvres durant le temps de six ans, par tels imprimeurs et libraires que bon luy semblera et pour tel temps qu'il voudra accorder à chacun d'iceux, et deffenses sont faictes comme plus amplement est contenu et déclaré par les lettres de ce données à Paris,

le 25' jour de novembre 1610. — Signées Louys — Ledict

sieur de Malherbe, suivant le contenu audict privilège, a permis à Adrien Beys, marchant libraire à Paris, d'imprimer les vers qui sont cy-devant. Faict à Paris, ce 14 décembre ifiio. »

L'ode à la Reine reparut l'année suivante dans les Trophées de Henry le Grand ^ Lyon, 161 1, in- 4 de Sa pages.

5. Lettre de consolation à Madame la princesse de Conty sur la mort de M. le chevalier de Lorraine de Guise, son frère. Paris, Toussaint du Bray, 161 4, in-8.

6 Récit d'un berger sur les alliances de France et d'Espagne. Sans date, ni nom de lieu. (Paris, 161 5), 4 pag- in-4.

7. Le XXXIIP livre de Titc Live nouvellement trouve à Bamberg, en Allemagne, traduit par le S"^ de Malherbe, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, et dédié à Monseigneur le duc de Luynes. A Paris, chez Toussainct du Bray (avant février), mdcxxi, in-8. Avec privilège du Roy.

Comme nous le disons (p. 890), une partie de cette traduction avait paru dès i(Si(> dans la traduction de Tite Live par Vigenère. Voyez aussi plus loin p. xciii.

8 et 9. Pour le Roy allant chastier la rébellion des Rochelois. Sans lieu ni date. (Paris, 1628), 18 pag. in-4. Le même, ■io pag. in-8.

Malhcbe, dans une lettre .i Peiresc en date du 3 avril ifSaS, rapporte qu'il avait fait tirer trois cent cinquante exemplaires de cette pièce et qu'on en fit une n: antre impression sans son soin et sans son aveu. »

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. xci

Un exemplaire de l'édition in -8 a figuré à la vente de M. Ch. Giraud en i855 (n" iSog), et la lettre, suivant le catalogue, portait des corrections de la main même de Malherbe.

J'ignore quelle est de ces deux éditions la première en date. On trouve dans toutes les deux l'ode que nous avons donnée sous le n° cm, la lettre de Malherbe à Louis XIII avec quelques vers et le sonnet sur la mort de son fils (voyez pièce cii). C'est donc à tort que Tallemant des Réaux a avancé que ce sonnet n'avait point été imprimé. Pour être exact, il aurait dû se borner à dire que la pièce ne figurait point dans les éditions de i63o, i63i, etc.

Il se pourrait aussi que Balzac eût commis une erreur dans la lettre à M. de Plassac Meré que nous avons citée plus haut (voyez p. xl), «Malherbe, dit -il, fît imprimer un factum et trois sonnets qui n'ont point été mis dans le corps de ses autres ouvrages. Je voudrois bien pouvoir contenter la curiosité que vous avez de les voir. Mais de plusieiu-s exemplaires qu'il m'en avoit donnés, il ne s'en est pu trouver aucun parmi mes papiers, et il ne me souvient que de ce seul vers :

Mon fils qui fut si brave et que j'aimai si fort.

Sur ma parole assurez-vous qu'ils étoient tous excellents et que ce n'est pas une petite perte que celle que vous en faites. »

Je crois qu'ici comme ailleurs la mémoire de Balzac l'a mal servi, et que par ces trois sonnets dont personne autre que lui n'a parlé, il faut entendre tout simplement les vers mentionnés dans la plaquette citée plus haut. Quant aux factums, il est certain que Midherbe a dû en publier (voyez plus haut, p. lvi); mais nous n'avons pu en rencontrer un seul exemplaire.

Ajoutons pour compléter cette liste que les pièces xi, xc, xci, xcii, xciv de notre édition ont été publiées d'abord en feuilles volantes, sans date, ni lieu d'impression.

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