‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 89 sur 295 · L-omme tu fus menteur, suis-je pas véritable · texte numérisé non relu

L-omme tu fus menteur, suis-je pas véritable

Et que t'ai-je promis qui ne soit advenu ?

« Toutes les cruautés de ces mains qui m'attachent,

Le mépris effronté que ces bourreaux me crachent , 80

Les preuves que je fais de leur impiété ,

Pleines également de fureur et d'ordure ,

jNe me sont une pointe aux entrailles si dure ,

Comme le souvenir de ta délo vanté.

« Je sais bien qu'au danger les autres de ma suite 85

Ont eu peur de la mort, et se sont mis en fuite*,

Mais toi, que plus que tous j'aimai parfaitement,

Pour rendre en me niant ton offense plus grande.

Tu suis mes ennemis, t'assembles à lem- bande.

Et des maux qu'ils me font prends ton ébattement. » 90

Le nombre est infini des paroles empreintes

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