Var. (B, E, V, L, O) : Que ces Iiouelics me crachent
83. Yak. (étlit. de i(S'ji et tic iG'io) : Ne inc sont une preuve —
Que regarde l'Apôtre en ces lumières saintes ;
Et celui seulement que sous une beauté
Les feux d'un œil humain ont rendu tributaire,
Jugera sans mentir quel efFet a pu faire 90
Des rayons immortels l'immortelle clarté.
Il est bien assuré que l'angoisse qu il porte
Ne s'emprisonne pas sous les clefs d'une porte ,
Et que de tous côtés elle suivra ses pas;
Mais pour ce qu'il la voit dans les yeux de son maître, 100
Il se veut absenter, espérant que peut-être
Il la sentira moins en ne la voyant pas.
La place lui déplaît , où la troupe maudite
Son Seigneur attaché par outrage dépite;
Et craint tant de tomber en un autre forfait , i o 5
Qu'il estime déjà ses oreilles coupables
D'entendre ce qui sort de leurs bouches damnables,
Et ses yeux d'assister aux tourments qu'on lui fait.
Il part, et la douleur qui d'un morne silence
Entre les ennemis couvroit sa violence , no
Comme il se voit dehors a si peu de combats ,
Qu'il demande tout haut que le sort favorable
Lui fasse rencontrer un ami secourable,
Qui touché de pitié lui donne le trépas.
En ce piteux état il n'a rien de fidèle 1 1 5
Que sa main, qui le guide où l'orage l'appelle; ^ Ses pieds comme ses yeux ont perdu la vigueur ; Il a de tout conseil son âme dépour\ue, Et dit en soupirant que la nuit de sa vue
m. Yak. (B, E, F, L, O) : A si peu de compas.
Ne l'empêche pas tant que la nuit de son cœur. i 20
Sa vie auparavant si chèrement gardée ,
Lui semble trop longtemps ici-bas retardée ;
C'est elle qui le fâche, et le fait consumer;
11 la nomme parjure, il la nomme cruelle,
Et toujours se plaignant que sa faute vient d'elle, 125
11 n'en veut faire compte, et ne la peut aimer.
« Va, laisse-moi, dit-il, va, déloyale vie;
Si de te retenir autrefois j'eus envie.
Et si j'ai désiré que tu fusses chez moi,
Puisque tu m'as été si mauvaise compagne, i3o
Ton infidèle foi maintenant je dédaigne,
Quitte-moi, je te prie, je ne veux plus de toi.
« Sont-ce tes beaux desseins, mensongère et méchante.
Qu'une seconde fois ta malice m'enchante.
Et que pour retarder une heure seulement i 3 5
La nuit déjà prochaine à ta courte journée.
Je demeure en danger que l'âme, qui est née
Pour ne mourir jamais, meure éternellement?
« Non, ne m'abuse plus d'une lâche pensée;
Le coup encore frais de ma chute passée i ; o
Me doit avoir appris à me tenir debout ,
Et savoir discerner de la trêve la guerre,
Des richesses du ciel les fanges de la terre ,
Et d'un bien qui s'envole un qui n'a point de bout.
« Si quelqu'un d'aventure en délices abonde, 145
Il se perd aussitôt et déloge du monde;
i3i. Dans la pliij)art des mots en aigne, Vi ne se prononçait pas. iZi. Var. (B, E, F, L, O^ : Quitte-moi, je te quitte.
lo POÉSIES, III.
Qui te porte amitié, c'est à lui que tu nuis;
Ceux qui te veulent mal, sont ceux que tu conserves,
Tu vas à qui te fuit, et toujours le réserves
A souffrir en vivant davantage d'ennuis. i So
« On voit par ta rigueur tant de blondes jeunesses,
Tant de riches grandeurs, tant d'heureuses vieillesses,
En fuyant le trépas au trépas arriver ;
Et celui qui chétif aux misères succombe ,
Sans vouloir autre bien que le bien de la tombe, r55
N'ayant qu'un jour à vivre, il ne peut l'achever.
« Que d'hommes fortunés en leur âge première,
Trompés de l'inconstance à nos ans coutumière.
Du depuis se sont vus en étrange langueur !
Qui fussent morts contents, si le ciel amiable i 60
Ne les abusant pas en son sein variable ,
Au temps de leur repos eût coupé ta longueur.
« Quiconque de plaisir a son âme assouvie.
Plein d'honneur et de bien, non sujet à l'envie,
Sans jamais en son aise un malaise éprouver, i65
S'il demande à ses jours davantage de terme ,
Que fait-il, ignorant, qu'attendre de pied ferme
De voir à son beau temps un orage arriver?
« Et moi, si de mes jours l'importune durée
Ne m'eût en vieillissant la cervelle empirée, r 7 o
Ne devois-je être sage, et me ressouvenir
D'avoir vu la lumière aux aveugles rendue,
Rebailler aux muets la parole perdue,
162. Tous les recueils portent ta longueur, au lieu de sa, que donnent les éditions de ifi3o et ifiSi, et qui est une faute d'impression. ifi(S. C'est-à-dire: S'il demande que le terme de ses jours soit reculé.
POÉSIES, 111. it
Et faire clans les corps les âmes revenir?
« De ces faits non communs la merveille profonde, 1 7 5
Oui par la main d'un seul étonnoit tout le monde,
Et tant d'autres encor, me dévoient avertir
Que si pour leur auteur j 'endurcis de l'outrage,
Le même qui les fit', en faisant davantage.
Quand on m'offenseroit, me pouvoit garantir. iSo
<• Mais troublé par les ans, j'ai souffert que la crainte.
Loin encore du mal , ait découvert ma feinte ;
Et sortant prom.ptement de mon sens et de moi,
Ne me suis aperçu qu'un destin favorable
M'offroit en ce danger un sujet honorable 1 '5 5
D'acquérir par ma perte un triomphe à ma foi.
« Que je porte d'envie à la troupe innocente
De ceux qui massacrés d'une main violente
Virent dès le matin leur beau jour accourci;
Le fer qui les tua leur donna cette grâce, 190
Que si de faire bien ils n'eurent pas l'espace.
Ils n'eurent pas le temps de faue mal aussi.
« De ces jeunes guerriers la flotte vagabonde
Alloit courre fortune aux orages du monde,
Et déjà pour voguer abandonnoit le bord, i 9,5
Quand l'aguet d'un pirate arrêta leur voyage ;
Mais leur sort fut si bon, que d'un même naulVagc
Ils se virent sous l'onde, et se virent au porl.
« Ce furent de beaux lis, qui mieux que la nature Mêlant à leur blancheur Tincarnate peinture 200
180. Yak. (E, F, L) : Me poiirroit garantir, igf). L'aguet, l'embuscade.
Que tira de leur sein le couteau criminel, Devant que d'un hiver la tempête et T orage A leur teint délicat pussent faire dommage, S'en allèrent fleurir au printemps éternel.
« Ces enfants bienheureux (créatures parfaites, ao5
Sans rimperfection de leurs bouches muettes)
Ayant Dieu dans le cœur ne le purent louer.
Mais leur sang leur en fut un témoin véritable ;
Et moi pouvant parler, j'ai parlé, misérable,
Pour lui faire vergogne, et le désavouer. aïo
« Le peu qu'ils ont vécu leur fut grand avantage.
Et le trop que je vis ne me fait que dommage.
Cruelle occasion du souci qui me nuit !
Quand j'avois de ma foi 1 innocence première.
Si la nuit de la mort m'eût privé de lumière, 2 i 5
Je n'aurois pas la peur d'une immortelle nuit.
'< Ce fut en ce troupeau que venant à la guerre
Pour comlDattre l'enfer, et défendre la terre,
Le Sauveur inconnu sa grandeur abaissa ;
Par eux il commença la première mêlée, aao
Et furent eux aussi que la rage aveuglée
Du contraire parti les premiei's offensa.
« Qui voudra se vanter avec eux se compare,
D'avoir l'eçu la mort par un glaive barbare ,
Et d'être allé soi-même au martyre s' offrir 5 225
L'honneur leur appartient d'avoir ouvert la porte
A quiconque osera d'une âme belle et forte
Pour vivre dans le ciel en la terre mourir.
3i6. Var. (édit. de iH3i) : D'une éternelle nuit.
POESIES, ni. ,3
« O désirable fin de leurs peines passées !
Leurs pieds qui n'ont jamais les ordures pressées, sSo
Un superbe plancher des étoiles se font ;
Leur salaire pavé les services précède,
Premier que d'avoir mal ils trouvent le remède,
Et devant le combat ont les palmes au front.
" Que d'applaudissements, de rumeur, et de presses, a 35
Que de feux, que de jeux, que de traits de caresses.
Quand là-haut en ce point on les vit arriver!
Et quel plaisir encore à leur courage tendre,
Voyant Dieu devant eux en ses bras les attendre ,
Et pour leur faire honneur les Anges se lever ! 240
« Et vous, femmes, trois fois, quatre fois bienheureuses.
De ces jeunes amours les mères amoureuses.
Que faites-vous pour eux, si vous les regrettez?
Vous fâchez leur repos, et vous rendez coupables,
Ou de n'estimer pas leurs trépas honorables, 24 5
Ou de porter envie à leurs félicités.
« Le soir fut avancé de leurs belles journées;
Mais qu'eussent-ils gagné par un siècle d'années?
Ou que leur advint-il en ce vite départ.
Que laisser promptement une basse demeure, 2:10
Qui n'a rien que du mal, pour avoir de bonne heure
Aux plaisirs éternels une éternelle part?
« Si vos veux pénétrant jusqu'aux choses futures Vous pouvoient enseigner leurs belles aventures, Vous auriez tant de bien en si peu de malheurs, 2 55
Que vous ne voudriez pas pour l'empire du monde
25(i. T'oudnez, en deux s\llal)es.
i4 POÉSIES, III.
N'avoir eu dans le sein la racine féconde D'où naquit entre nous ce miracle de fleurs.
« Mais moi, puisque les lois me défendent l'outrage Qu'entre tant de langueurs me commande la rage, 260 Et qu'il ne faut soi-même éteindre son flam^beau; Que m' est-il demeuré pour conseil et pour armes, V Que d'écouler ma vie en un fleure de larmes. Et la chassant de moi l'envoyer au tombeau?
« Je sais bien que ma langue avant commis l'offense, iHS
Mon cœur incontinent en a fait pénitence.
Mais quoi? si peu de cas ne me rend satisfait.
Mon regret est si grand, et ma faute si grande,
Qu'une mer éternelle à mes veux je demande
Pour pleurer à jamais le péché que j'ai fait. » 270
Il Pendant que le chélif en ce point se lamente, -^S'arrache les cheveux, se bat et se tourmente, En tant d'extrémités cruellement réduit.
Il chemine toujours, mais rêvant à sa peine, 1 Sans donner à ses pas une règle certaine, 7.-5
Il erre vagabond où le pied le conduit.
A la fin égaré (car la nuit qui le trouble
Par les eaux de ses pleurs son ombrage redouble) ,
Soit un cas d'aventure, ou que Dieu Fait pennis.
Il arrive au jardin, où la bouche du traître , 280
Profanant d'un baiser la bouche de son maître,
Pour en priver les bons aux méchants Ta remis.
Comme un homme dolent, que le glaive contraire
A privé de son fils et du titre de père,
Plaignant deçà delà son malheur ad^enu, 2;) 5
POÉSIES, m. i5
S'il arrive en la place où s'est fait le dommage, L'ennui renouvelé plus rudement l'outrage En voyant le sujet à ses yeux revenu.
Le vieillard, qui n'attend une telle rencontre.
Sitôt qu'au dépourvu sa fortune lui montre 290
Le lieu qui fut témom d'un si lâche méfait ,
De nouvelles fureurs se déchire et s'entame,
Et de tous les pensers qui travaillent son âme
L'extrême cruauté plus cruelle se fait.
Toutefois il n'a rien qu'une tristesse peinte, 29;?
Ses ennuis sont des jeux, son angoisse une feinte,
Son malheur un bonheur , et ses larmes un ris ,
Au prix de ce qu'il sent quand sa vue abaissée
Remarque les endroits où la terre pressée
A des pieds du Sauveur les vestiges écrits. 3oo
C'est alors que ses cris en tonnerre s'éclatent, Ses soupirs se font vents qui les chênes combattent. Et ses pleurs, qui tantôt descendoient mollement, Ressemblent un torrent qui des hautes montagnes Ravageant et noyant les voisines campagnes, 3of;
Veut que tout l'univers ne soit qu'un élément.
Il y fiche ses veux , il les baigne , il les baise ,
Il se couche dessus, et seroit à son aise.
S'il pouvoit avec eux à jamais s'attacher.
Il demeure muet du respect qu'il leur porte ; 3 i o
Mais enfin la douleur se rendant la plus forte,
Lui fait encore un coup une plainte arracher.
3oi. Vab. (E, F, L) : En tonnerres éclatent.
id POËSIKS, m.
" Pas adorés de moi, quand par accoutumance
Je n'aurois comme j'ai de vous la connolssance,
Tant de perfections vous découvrent assez ; 3 1 5
Vous avez une odeur des parfums d'Assvrie,
Les autres ne Pont pas , et la terre flétrie
Est belle seulement où vous êtes passés.
« Beaux pas de ces seuls pieds que les astres connoissent, Comme ores à mes yeux vos marques apparoissent ! 3 9. o Telle autrefois de vous la merveille me prit, Quand déjà demi-clos sous la vague profonde , Vous ayant appelés, vous affermîtes l'onde, Et m'assurant les pieds m'étonnâtes l'esprit.
« Mais , 6 de tant de biens indigne récompense ! 3^5
O dessus les sablons inutile semence !
Une peur, ô Seigneur ! m'a séparé de toi ; Et d'une âme semblable à la mienne parjure , Tous ceux qui furent tiens, s'ils ne t'ont fait injure, Ont laissé ta présence, et t'ont manqué de foi, 3 3o
« De douze, deux fois cinq étonnés de courage,
Par une lâche fuite évitèrent l'orage.
Et tournèrent le dos quand tu fus assailli ;
L'autre qui fut gagné d'une sale avarice,
Fit un prix de ta vie à l'injuste supplice, 3 35
Et l'autre en te niant plus que tous a failli.
« C'est chose à mon esprit impossible à comprendre,
Et nul autre que loi ne me la peut apprendre.
Comme a pu ta bonté nos outrages souffrir.
Et qu'attend plus de nous ta longue patience, 340
Sinon qu'à l'homme ingrat la seule conscience
Doive être le couteau qui le fasse mourir?
« Toutefois tu sais tout, tu couuois qui nous sommes, Tu vois quelle inconstance accompagne les hommes, Faciles à fléchir quand il faut endurer. 345
Si j'ai fait comme un homme en faisant une ofFense, Tu feras comme Dieu d'en laisser la vengeance. Et m'ôter un sujet de me désespérer.
« Au moins si les regrets de ma faute avenue
M'ont de ton amitié quelque part retenue, 3 5o
Pendant que je me trouve au milieu de tes pas,
Désireux de riionneur d'une si belle tombe,
Afin qu'en autre part ma dépouille ne tombe,
Puisque ma fin est près, ne la recule pas. »
En ces propos mourants ses complaintes se meurent, 3 5 5
Mais vivantes sans fin ses angoisses demeurent,
Pour le faire en langueur à jamais consumer.
Tandis la nuit s'en va, ses lumières s'éteignent,
Et déjà devant lui les campagnes se peignent
Du safran que le jour apporte de la mer. 3Co
[ L'Aurore d'une main, en sortant de ses portes. Tient un vase de fleurs languissantes et mortes, Elle verse de l'autre une cruche de pleurs , Et d'un voile tissu de vapeur et d'orage, Couvrant ses cheveux d'or, découvre en son visage 3 6 5 Tout ce qu'une âme sent de cruelles douleurs.
Le soleil qui dédaigne une telle carrière, Puisqu'il faut qu'il déloge, éloigne sa barrière; Mais comme un criminel qui chemine au trépas , Montrant que dans le cœur ce voyage le fâche, 370
Il marche lentement, et désire qu'on sache Que si ce n'étoit force i\ ne le feroit pas.
Mai.hekbk. I À
i8 POÉSIES, III.
Ses yeux par un dépit en ce monde regardent;
Ses chevaux tantôt vont, et tantôt se retardent,
Eux-mêmes ignorants de la course qu'ils font; 3- 'i
Sa lumière pâlit, sa couronne se cache;
Aussi n'en veut-il pas, cependant qu'on attache
A celui qui l'a fait des épines au front.
Au point accoutumé les oiseaux qui sommeillent, Apprêtés à chanter dans les bois se réveillent; 38o
IMais vovant ce matm des autres différent , Remplis d'étonnement ils ne daignent paroître , Et font, à qui les voit, ouvertement connoître De leur peme secrète un regret apparent.
Le jour est déjà grand , et la honte plus claire 3 8 5
De l'apôti'e ennuyé l'avertit de se taire;
Sa parole se lasse , et le quitte au besoin ;
Il voit de tous côtés qu'il n'est vu de personne ,
Toutefois le remords que son âme lui donne
Témoigne assez le mal qui n'a point de témoin. 390
Aussi l'honmie qui porte une âme belle et haute ,
Quand seul en une part il a fait une faute ,
S'il n'a de jugement son esprit dépourvu ,
Il rougit de lui-même, et combien qu'il ne sente
Rien que le ciel présent et la terre présente , 395
Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu.
39a. En une part, quelque part.
EPITAPHE DE MONSIEUR D IS, PARENT DE L AUTEUR, ET DE QUI l'auteur ÉTOIT HÉRITIER.
Ménage, en 1666, a édité cette pièce pour la première fois et lui a donné le titre ci-dessus. On peut à peu près en fixer la date, grâce à V Instruction de F. de Malherbe a son fils , publiée en 184(1 (Caen, in-8°), par M. Pli. de Chennevières. On lit eu effet dans ce document, qu'au moment où Malherbe l'écrivait, c'est-à-dire au mois de juillet i6o5, la fille de Jean le Valloys, sieur d'Ifs, oncle du poète, était âgée d'environ seize ans, et qu'elle était née peu de temps avant la mort de son père. M. d'Ifs mourut donc vers l'année iSSg, et son épitaphe ne dut pas se faire attendre.
Les trois sœurs de Jlalherbe étaient Jeanne, morte vers 1697, Marie et Louise. — Son frère Éléazai- était conseiller au siège présidial de Caen. — Ses trois tantes étaient Charlotte et Marie le Valloys, sœurs de sa mère, et Jeanne de Mainbeville, seconde femme de M. d'Ifs. Ménage s'est trompé en prétendant que Malherbe était héritier de celuici, car M. d'Ifs, nous venons de le dire, avait laissé une fille, qui fut mariée à François de Malherbe, sieur de Bouillon et d'Escousebeuf, l'aîné de la maison, ce Dieu la fasse vivre, dit Malherbe dans son Instruction , et lui donne des enfans. Si elle n'en avoit point , mon cousin de Maizet et nous en serions héritiers. » — On a publié un certain nombre de lettres adressées par Malherbe à son cousin de Bouillon. On les trouvera dans notre édition.
Ici dessous gît Monsieur d'Is.
Plût or à Dieu qu'ils fussent dix !
Mes trois sœurs , mon père et ma mère *,
Le grand Eléazar, mon frère;
Mes trois tantes, et Monsieur d'Is.
Vous les nommé-je pas tous dix?
ao POÉSIES, Y