‹ Œuvres complètes;Chapitre 103 sur 436 · A Paris, ce i3* janvier · texte numérisé non relu

A Paris, ce i3* janvier

Moi<TsiEUR, il y a environ trois ans que je vous écrivis en faveur de M. Morant pour une affaire qu'il avoit en votre parlement *. A quoi vous étant employé comme vous faites généralement en tout ce qui vient de ma part, vous lui avez fait croire qu'après l'équité de sa cause il ne pouvoit avoir en votre endroit une intercession de plus d'effet que la prière que je vous ferois de l'assister de votre protection. Il n'y auroit point d'apparence que lui ayant rendu cet office en un temps où je commençois seulement à le connoître, je le lui refusasse à cette heure qu'il m'a obligé par une infinité de bienfaits. Vous souffrirez donc. Monsieur, s'il vous plaît, que je craigne plus d'être ingi-at en son endroit qu'indiscret au vôtre, et trouverez bon que je vous supplie bien humblement de continuer

Lbttke 59. — I. Voyez lettre la, p. a5 et 26.

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en celte occasion le témoignage de la bonne volonté que vous lui avez déjà fait paroître. Vous n'obligerez point une personne courtoise et officieuse, mais la courtoisie et l'officiosité même, s'il m'est permis d'user de ce mot. Pour moi, j'ai renoncé avec vous aux cérémonies, et quoique vous me fassiez en ceci une faveur extraordinaire, je ne vous dirai point avec autres paroles que les accoutumées que je suis à jamais votre plus humble et plus affectionné serviteur.

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