‹ Œuvres complètes;Chapitre 123 sur 436 · Bandole. Voyez plus haut, lettre 68, p. i58 et iSg · texte numérisé non relu

Bandole. Voyez plus haut, lettre 68, p. i58 et iSg

i66 LETTRES A PEIRESC.

vence. Je vous ai écrit par ci-devant qu'il étoit en peine pour un livre qu'il avait fait des Parjures; son arrêt a été qu'il est banni pour trois ans, et son livre sera lacéré, autres m'ont dit brûlé. Il a parlé de l'accord de Messieurs du parlement de Provence, et par occasion est tombé sur M. du Vair, lequel il a fort loué ; ce qui m'a fait penser qu'il me connoissoit : comme de fait, comme nous avons été hors delà, un de mes amis, qui l'a vu ailleurs, m'a dit que ma présence a voit été cause de le faire parler de cette façon. Je ne sais comme ce discours est venu au bout de ma plume, car je n'y avois pas pensé, n'estimant pas* que l'homme en fût digne; mais je me suis d'autant diverti* de cet autre détestable sujet. Je ne vous écris rien du couronnement, car à quel propos la mention de joie parmi tant d'occasions de s'affliger? Notre bonne reine commence pour le moins sa régence le plus heureusement qu'on le pouvoit souhaiter*, Dieu fasse que la fin réponde au commencement! je l'en prie de tout mon cœur, et vous. Monsieur, que vous m'aimiez toujours, et toujours me teniez pour votre très-humble et affectionné serviteur.

Monsieur, je vous prie assurer M. de Valavez que je suis son serviteur ' .

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