De celles a été ajouté par Malherbe en interligne
i5. Malherbe avait d'abord écrit sable, au lieu d'argent, et omis, à la ligne précédente, de sable, après hermines.
16. Camden donna en 1606 une nouvelle édition de son Rcges, Reginx, nobiles et alii in ecclesia collegiata beati Pétri JVestmonasterd sepulti, et Malherbe espérait peut-être que les renseignements fournis par Peiresc arriveraient à temps pour y figurer. Mais Peiresc, que son ami accuse si souvent de paresse, ne se hâta pas d'écrire à Camden, et ce fut seulement dans une lettre datée du 5 des nones de mai 1608 qu'il lui transmit la demande du poëte. (Voyez G . Camdeni et illustrlorum virorum ad G. Camdenum epistolœ, Londini, MDCXCI, in- 4*'. Lettre 76, p. 107.) — D'autres lettres de Peiresc datées du ag avril, du 17 juin et du 12 novembre 1618 contiennent encore diverses particularités à ce sujet. Dans la dernière, Peiresc s'étonne œ de n'avoir pas trouvé dans son Catalogue des fiefs de Guillaume (le Conquérant ) de mention d'aucun du nom de Malerbe. Je ne sais, ajoute-t-il , s'il est échappé à celui qui en a fait la collection ou si Maïopra n'y appartien droit point , par transposition corrompue et abusive. »
Lettbe 4. — I. Cette lettre était probablement jointe à la précédente, car, outre la date du 3 octobre 1606, la cote mise au dos par Peiresc porte en quelques mots l'analyse des deux lettres.
certaine dame à qui Mme la comtesse de Sault' avoit promis de lui faire venir deux camisoles de toile blanche piquée, de la façon de Toulon', dont elle avoit pris envie pour en avoir vu à Mme la marquise de Montlaur * ; toutefois elle ne s'en est point souvenue. Cette plainte s'est faite devant moi, ce qui m'a fait résoudre à faire ce qu'elle a oublié ou dédaigné. Je vous supplie. Monsieur, que j'en recouvre un couple par votre moyen; mais que ce soit de la plus belle et blanche toile, et du plus bel ouvrage qu'il se pourra. Vous me les ferez, s'il vous plaît, tenir à Paris, bien empaquetées, chez M. Ycart'; encore que je crois bien que nous y serons dans un mois, vous me manderez le prix, et je vous en rembourserai. Vous donnerez au diable l'amitié et la connoissance, mais l'indiscrétion n'ira point plus outre : c'est bien assez de la vous témoigner si hardiment; mais c'est pour l'homme de qui le laquais m'a apporté aujourd'hui une lettre. Il suffit de vous dire cela pour avoir mon excuse, même avec vous, de qui les exercices ordinaires sont la courtoisie et l'honnêteté.
a. Qirétienne d'Aguerre, veuve de Louis-François d'AgouIt, comte de SauU ou Saut, comme l'écrit habituellement Malherbe.
3. Dans l'autographe il y a un trou après le T. La copie Fortia porte Turin. Nous voyons par la lettre 8 (p. 18), et par une lettre de Peiresc, que c'est Toulon qu'il faut lire. Le mot blanche, qui précède , a été ajouté par Malherbe en interligne , de même que et blanche sept lignes plus bas.
4. Marie de Montlaur, femme de Philippe d'Agoult, devenu par son mariage marquis ou comte de Montlaur. Il était fils de la comtesse de Sault dont il est parlé dans la note 2, et mourut en 1608. Voyez plus loin la lettre du ao janvier 1608.