‹ Œuvres complètes;Chapitre 147 sur 436 · A Paris, ce 3* septembre · texte numérisé non relu

A Paris, ce 3* septembre

Monsieur, vous n'aurez que trois lignes de moi pour cette fois : ce sera pour vous remercier des quatre cent quatre-vingts livres que vous avez fournies par delà à ma fenmie ; je les baillerai par deçà, dans dix ou douze jours, à M. de Valavez, car M. Beys part lundi pour s'en aller à Francfort. Si vous vouliez des cérémonies, j'en ferois ; mais votre amitié, qui se témoigne par les effets, doit être autrement reconnue que par des langages : Dieu me fasse la grâce de vous pouvoir rendre quelque service, vous verrez de quel cœur je m'y employerai. M. de Valavez, à mon avis, vous aura écrit nos nouvelles : elles commencent d'être petites, qui est bon signe; notre cour se diminue fort aussi, pource que chacun se retire chez soi. M. de Vendôme est aujourd'hui parti pour s'en aller tenir les états en Bretagne ; il y est allé avec un équipage bien différent des deux autres fois qu'il y est déjà allé, et crois que la réception aussi n'en sera pas semblable. M. le duc de Feria* arrive demain;

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