Il y avait d'abord crois, qui a été corrigé en tiens
Lbttrb 78. — I. Ambassadeur d'Espagne. Il était fils du duc de Feria, qui joua un si grand rôle à Paris pendant la Ligue. — Dans l'autographe, le duc a été ajouté après coup, au-dessus de la ligne.
2o4 LETTRES A PEIRESC.
■ nous rirons voir arriver, M. de Valavez et moi, Dieu aidant. Si nous ne voyons autre chose, au moins verronsnous deux cents mulets tout d'une troupe, ce qui seroit malaisé d'assembler en France. Sur son rôle, il y a jusques à un porteur d'eau; on leur a ordonné six vingts lits. Le sacre du Roi se doit faire le lo^ du mois prochain, si la résolution ne change. Je m'en irai passer ce temps-là en Normandie, pour me préparer à faire ma retraite en Provence tout à fait. Je suis marri de tout mon cœur de la mort de M. le comte de Garces. Si j'eusse achevé je ne sais quels méchants vers, j'eusse écrit à Madame la comtesse; mais jusques à ce que je sois hors de cette besogne, je n'aurai pas l'esprit libre. Je vous prie. Monsieur, me faire ce bien de m' excuser à Monsieur le premier président si je ne lui écris ; ce sera par la première commodité. Je prie Dieu qu'il lui continue sa santé, et le prie qu'il me continue ses bonnes grâces; pour les vôtres, ce m'est, à mon avis, chose superflue de vous en prier. Adieu donc. Monsieur : tenez-moi toujours pour votre plus humble et plus affectionné serviteur.