‹ Œuvres complètes;Chapitre 149 sur 436 · A Paris, ce 8^ septembre · texte numérisé non relu

A Paris, ce 8^ septembre

Monsieur, depuis trois ou quatre jours que je vous ai écrit, nous n'avons rien d'importance. M. le duc de Feria arriva hier avec force mulets, trois carrosses couvertes de toile cirée verte, et deux litières de même. M. de Montbazon fut au-devant de lui avec environ deux cents chevaux; l'un et l'autre mirent pied à terre pour se saluer, et puis entrèrent en carrosse ensemble. Il est logé à la rue de Seine, à l'hôtel de Montpensier, tout auprès de la reine Marguerite. Je crois qu'il aura audience dimanche prochain; nous en aurons le plaisir, Dieu aidant.

LETTRES A PEIRESC. i»i6

Nous avons été aujourd'hui, M. de Valavez et moi, à un compliment que Monsieur le Grand lui est allé faire de la part de Leurs Majestés*; de quoi il vous rendra compte. Je crois qu'il vous a envoyé un Anti-Coton^ \ vous y verrez les jésuites un peu malmenés : je ne sais si c'est à tort ou à droit, mais leurs amis diminuent fort. J'écris à Monsieur le premier président, et lui envoyé la capitulation de Juliers* ; vous lui baillerez le paquet, s'il vous plaît, et en prendrez la copie, si bon vous semble. Vous me dispenserez, s'il vous plaît, de la faire, vous savez bien comme je suis paresseux; c'est une maladie qui me continue toujours et continuera jusques à la mort, comme l'affection de vous témoigner que je suis votre plus humble et plus affectionné serviteur.

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