Voyez plus haut, lettre 89, p. 228, note
6. Malherbe avait d'abord écrit : a quelque raison , » puis il a effacé quelque. Deux lignes plus bas, en Berry a été substitué à ici.
7. Florimond Vastan, seigneur du Puy, assiégé et pris dans son château, fut condamné à mort par arrêt du parlement de Paris le a janvier 1612, et, malgré la prévision de Malherbe, exécuté en Grève le même jour. Voyez le Mercure, 1612, p. 298 et suivantes. 11 existe plusieurs estampes repi'ésentant son supplice.
8. Thomas Robin, sieur de Belair, fermier général des gabelles de France,
LETTRES A PEIRESC. a55
depuis trois ou quatre mois, je suis résolu de vous laisser dormir jusques au jour du jugement. M. de Pibrac*, qui s'en va à Aix pour un procès qu'il a contre son frère, vous contera des nouvelles du monde; il en est: sa suffisance m'en dispensera, et puis M. de Valavez, à mon avis, y apporte assez de diligence pour ne vous laisser rien désirer de ce côté-là . Je l'ai envoyé avertir de cette commodité, pource que je la crois bonne, sûre et prompte; mais mon homme ne l'a point trouvé. La doute que j'ai qu'il ne la sache pas me fait enhardir à vous envoyer un petit livret qui s'est fait par un docteur de Sorbonne nommé Richer*, de la Puissance ecclésiastique et politique : la cour de parlement l'a tellement goûté , qu'elle l'a fait mettre au greffe. Mandez-moi quelle est la santé de Monsieur le premier président , je vous en conjure ; je ne lui écris point pour cette fois; je suis pourtant, comme toujours, son très-humble serviteur et le vôtre très-affectionné.
M. de Pibrac est de mes amis ; [je ne puis vous] le recommander [mieux] que de lui donner cette qu[alité]. Bonsoir, Monsieur*.
Tai l'esprit brouillé en l'expectation de mon état*;
Lettbk loa. — I. Michel du Faur, seigneur de Pibrac, mestre de camp de cavalerie, tué au siège de Moutauban en i6ai. Son frère Henri, seigneur de Tarabel, devint premier président du parlement de Provence.
a. De eccles'iastica et polUica potestaie liber Edmundi Richerii, theologiœ doctoris Parlsiensis, Parisiis, 1611, in- 4°, souvent réimprimé, et traduit en français, Paris et Caen, 161 2, in-8". — Voyez, à ce sujet, les Mémoires de Richelieu, année ifii2 j le Mercure, i6ia, p. 3oi et SSy, et le manuscrit 494 de la collection Dupuy.
3. Le papier du manuscrit est déchiré, et quelques mots sont enlevés. Au-dessous de Ponsoir^ Monsieur, on lit serviteur Ma[luebbb].