e a été ajouté par Malherbe au-dessus de la ligne
1 2 . François de Rosset , l'auteur ^du Roman des Chevaliers de la gloire, dont il sera question p. 263. Voyez aussi p. 256, note 5.
a6o LETTRES A PEIRESC.
moi, lorsque vous lui envoyerez la première feuille de son livre, c'est-à-dire dans un mois*'.
Io5. A M. DE CALAS.
[A Paris, 4' de novembre.]
Monsieur, je ne m'élonne plus de la courtoisie de M. de Peiresc, puisqu'il est votre fils : la naissance n'est pas de peu d'effet à produire en nous des qualités. Tout le mal que j'y vois, c'est que vous et lui semez sur une terre qui ne vous rapportera jamais rien; mais au moins, si je puis, vous reconnoîtrez que mes défauts viendront d'une cause à quoi je ne puis remédier, qui est la mauvaise fortune; et en cette considération, vous ne laisserez pas de me continuer l'honneur de votre amitié, et me la témoigner aux occasions qui s'en présenteront : elles sont si fréquentes que j'en suis honteux. Mais pour diminuer la honte que j'en ai, je me persuaderai que vous y prenez plaisir, et qu'étant né comme vous êtes à faire de bons offices*, si ce n'est vous obliger de vous offrir des sujets d'exercer votre bonté, au moins est-ce en quelque chose satisfaire à votre désir. M. de Peiresc, qui à la fin nous est échappé', vous contera tout ce que nous avons ici de nouveau ; vous savez comme il est curieux et diligent : ce seroit se moquer du monde que de vouloir glaner après lui. Je vous supplie. Monsieur, me conserver vos bonnes
i3. Voyez tome I, pièce lx, p. 204.
Lettre io5. — i. Après bons offices, le manuscrit porte les mots suivants , que Malherbe a effacés : « à ceux qui vous employent. » Après vous obliger, il a rayé aucunement.