‹ Œuvres complètes;Chapitre 222 sur 436 · Le comte Scipion de Sardini · texte numérisé non relu

Le comte Scipion de Sardini

LETTRES A PEIRESC. a85

site. La cause de l'Université fut fort débattue par Tun des principaux du conseil*' ; et là-dessus l'on dit qu'il ne se failoit pas ébahir s'il faisoit ce qu'il pouvoit pour obliger l'Université, pource qu'il avoit envie d'être régent. Il y a des gens au monde qui aimeroient mieux perdre une douzaine d'amis qu'un bon mot. M. de Vendôme est de retour de Bretagne depuis cinq ou six jours. La première visite qu'il lit fut celle de M. le marquis d'Ancre ; cela et d'autres choses font croire qu'il se veut retirer du parti dont il sembloit qu'il fut. Toutefois ils** disent que s'ils le perdent, ils en gagneront d'autres qu'ils avoient perdus pour l'amour de lui. Pour moi, je ne me soucie que de voir le Roi et la Reine bien sains et bien obéis comme ils sont, grâces au bon Dieu. Le Roi étoit hier un peu enrhumé, mais aujourd'hui il l'est beaucoup moins, Dieu soit loué ! U y a sur le tapis un certain ballet de Madame avec dix nymphes; j'ai charge de faire les vers; mais il n'y a encore rien d'assuré, pource que Mme la marquise d'Ancre, quand Mme de la Boissière** lui en a parlé , a dit que Madame , étant princesse d'Espagne , ne devoit plus rien faire qui ne fût fort magnifique , et que la dépense en seroit trop grande ; toutefois qu'elle en parleroit à la Reine : staremo a veder^^. Ce sera pour demain que nous saurons o'/ ji, o'/ «o** . J'aime bien autant l'un que l'autre. Je tourne les yeux de tous côtés pour vous dire quelque chose de bon; mais je ne vois rien, ni bon, ni mauvais. Adieu donc, Monsieur : tenezmoi en vos bonnes grâces et en celles de M. le premier

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