Le parti des princes opposé aux ministres
12. Charlotte de Viiiiers Saint-Pol, femme de Christophe de Lannoy, seigneur de la Boissière.
i3. a Nous serons là pour voir, nous serons spectateurs. > 14. c Ou le oui, ou le non. »
iS6 LETTRES A PEIRESC.
président du Vair. Je suis son serviteur et le vôtre trèshumble et très-affectionné; et s'il vous plaît, Monsieur, vous en direz de même à M. le premier président de la Ceppède , afin que ce me soit une excuse de ne leur avoir écrit : je n'ai rien qui en soit digne.
1 13. — A Paris, ce i*' de février.
Monsieur , ce ne seroit que gâter le papier que de vous conter le combat de M. le chevalier de Guise avec le baron de Lus*, qui, voulant venger la mort de son père, s'est précipité à la sienne. M. de Valavez et assez d'autres en ont fait leur devoir^. Vous ne croiriez jamais comme Monsieur le chevalier a été loué ; la Reine l'envoya visiter dès qu'il fut de retour; le Roi y a envoyé' aujourd'hui; pour tous les princes, et du sang, et autres, il n'y a en pas un seul qui n'y soit allé. J'y suis allé aujourd'hui après dîner, avec Mme la princesse de Gonty ; cependant que nous y étions, M. d'Espernon y est venu pour la segonde fois, M. du Maine, l'ambassadeur d'Angleterre*, et tout plein des plus relevés de la cour, en telle abondance qu'il sembloit que ce fût une procession,
Lettre ii3. — i. Claude Malain, baron de Lux. Ils se battirent à cheval près de la porte Saint-Antoine. Le baron fut tué à la troisième passe. Le chevalier de Grignan, second du chevalier de Guise, fut grièvement blessé par Riolet (que quelques écrivains appellent du Riol) , second du baron. Voyez le Mercure, i6i3, tome III, p. 48 et suivantes. — On trouve sur ce combat, dans le tome VI, p. 358, des mémoires du duc de Lujnes, des particularités, qui sont de tout point inexactes.
2. Toute cette phrase a été ajoutée par Malherbe, au-dessus de la ligne.
3. Malherbe avoit d'abord écrit : « y a été. » 4- Le chevalier Edmonds.
encore que la principale presse fût hier. Il y a plusieurs prétendants à ses charges * de lieutenant de Roi en Bourgogne, au bailliage de Dijon, et en Bresse. La Reine a dit après dîner à l'un d'eux qu'elle n'en avoit encore rien résolu. Toutefois je crois , et toute la cour aussi , que le baron de Thianges* aura le bailliage de Dijon, et M. le vicomte deTavannes' la Bresse. M. de Ragny' s'y attendoit pour un brevet qu'il en avoit du feu Roi, dont il a fait apparoître, et crois certainement qu'il y eût eu bonne part; mais la faveur de Monsieur le Prince, M. du Maine et M. le marquis d'Ancre , a vaincu cette considération. J'ai conté ce matin à M. de Valavez, qui a pris la peine de venir me voir, comme mécredi, après dîner, la Reine montra en son cabinet, à ceux qui y étoient, une grenade d'une si étrange invention, qu'elle demeure trois semaines cachée en un lieu, sans manifester son effet. Sa Majesté avoit été avertie qu'il y avoit un certain homme qui se vantoit de savoir cet artifice ' *, elle envoya tout aussitôt chez lui, mais on ne le trouva point; seulement on trouva cette grenade, qui fut apportée à la Reine. Le Roi a eu mal aux dents cinq ou six jours; il se porte très-bien, grâces à Dieu. Il y a deux ou trois jours que Monsieur le chancelier fut à l'abbaye de Saint-Germain recevoii* de M. le prince de Conty le ser-