‹ Œuvres complètes;Chapitre 229 sur 436 · Les membres du parlement · texte numérisé non relu

Les membres du parlement

6. Le prévôt de l'hôtel du Roi, ou grand prévôt, avait juridiction sur toute la maison du Roi.

LETTRES A PEIRESC. agS

Madame pour danser les branles ; M, de Guise , Madame la Princesse ; Monsieur le général des galères , Mme la princesse de Conty; M. le chevalier de Guise, Mme la princesse d'Orange, et ainsi du reste. M. le prince d'Orange y étoit, mais il ne dansa point', comme aussi ne fit Monsieur le Prince, qui y arriva presque sur la fin. Ce ne fut rien que ce ballet ; tout ce qui en plut fut un nommé Marais ', habillé en berger, qui menoit un homme habillé en chien, et le fit danser avec des boufiFonneries si agréables que je crois que jamais je ne vis rire personne comme je vis rire la Reine. Je n'ai plus que vous dire, et puis le papier me faut : contentez-vous donc , Monsieur, que je ne vous en die plus, sinon que je suis votre serviteur très-humble et très-afïectionné.

1 16. — De Paris, ce 12* d'avril.

Monsieur, je suis étonné que par vos dernières lettre» vous ne me faites aucune mention d'avoir reçu un paquet par M. l'auditeur Buysson, où il y avoit des Romans que vous m'aviez demandés', ni un autre qui fut mis entre les mains de l'homme de M. de Bouliers *, dans lequel je vous envoyois trois lettres du roi et de la reine d'Angleterre'

7. Au lieu des mots : c mais il ne dansa point, » Malherbe avait d'abord écrit : a mais sans danser. »

8. Homme d'armes de la compagnie de M. de Bellegarde. Voyez tome I, pièce lxxii, p. aa8.

Lettre 116. — i. Voyez plus haut, lettre iio, p. 278 et 274.

a. La famille de Bouliers était une ancienne famille de Provence, mais il nous est impossible de déterminer de qui Malherbe veut parler ici. Voyez Robert, VEtat de la Provence, tome I, p. 4^3 et suivantes.

3. Anne, fille de Frédéric II, roi de Danemark, femme de Jacques 1er.

i6i3 ^ ^- ^* ^"^6 la princesse de Conty, Je vous prie prendre la peine de le faire savoir de lui. Ces lettres sont des réponses à des lettres de condoléance sur la mort du prince de Galles, que j'ai'' pensé qui plairoient à votre curiosité pour la qualité des personnes, plutôt que pour la beauté du langage. Nous n'avons ici rien de nouveau que je me fasse' conscience de vous écrire. Il y a deux jours que M. de la Mole me vint dire adieu, et me dit qu'il s'en alloit, de la part de quelques seigneurs de cette cour, à une diète qui se tient en Allemagne, pour savoir si on se voudra servir d'eux, et à quelles conditions. Il ne me les nomma point, pource qu'il y avoit compagnie chez nous, ou peut-être pource que ceux qui le mettoient en besogne ne vouloient pas qu'on en sût rien : tant y a que je ne crois pas, si c'est pour la guerre contre le Turc, qu'ils ayent de trop bons avis, pource que ceux qui viennent de ces quartiers-là disent qu'il ne s'y en dit mot. C'est un grand bonheur de notre siècle, et dont nous avons, après la grâce que nous en devons à Dieu, une grande obligation à notre très-bonne et très-grande reine, que l'on cherche de la guerre de tous côtés et qu'on est* en peine de la trouver. La princesse d'Angleterre*, à ce que m'ont dit Mme la princesse d'Orange et Mme de la Trimouille', doit partir le 18" de ce mois avec Monsieur l'Électeur son mari , pour s'en aller au Palatinat; elles s'en vont à la Haye en Hollande, pour les recevoir. Je ne sais autre chose, et puis je m'endors :

4. Malherbe avait d'abord écrit fisse, qu'il a corrigé en fasse. Sept lignes plus loin, il a substitué qu'on en sût rien à être nommés.

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