Gabrielle d'Estrées
5. Malherbe parle plus loin de sa mort. Voyez lettre 137, p. 347»
Il présenta aussi au Roi une écharpe de la part de la pe- — ; — tite reine, de laquelle tout le prix est qu'elle a été faite de sa propre main ; hors de là elle ne vaut pas plus de trois ou quatre écus. Le Roi n'est guère content d'un si petit présent.
M. de Candale est attendu à la fin de ce mois ; Madame sa femme* s'en va à Joigny au-devant de lui.
La Bertinière ' , ci-devant procureur des états de Normandie, est aujourd'hui procureur général du Roi au parlement de Rouen, par la mort de Lysores '. La Reine lui avoit donné l'état purement et simplement; toutefois Monsieur le chancelier, qui avoit logé chez Lysores au voyage de Rouen, a fait que dans son brevet il a été chargé de bailler ' à la veuve vingt mille livres, avec promesse, qui est au même brevet, que le Roi l'en fera rembourser sur les deniers ordinaires et extraordinaires de son Epargne*".
Monsieur le Prince avoit mis en procès M. le prince de Conty pour lui faire prendre le nom et armes de la maison de Roye, attendu que Monsieur le Prince , mort à Jarnac, en épousant l'héritière de Roye, s'étoit chargé d'ainsi le faire**. Monsieur le Prince a perdu sa cause, et a été condamné aux dépens.
6. Suzanne, duchesse d'Halluin, femme de Henri de la Valette, comte de Candale.
7 . François de la Bertinières ( ou de Bretignères ) , avocat , puis prociu^ur syndic des états de Normandie. Il dut son avancement au crédit de Bassompierre, pour qui il avait plaidé contre Mlle d'Entraigues. Voyez les Mémoires de Bassompierre ,ajinée i643.