‹ Œuvres complètes;Chapitre 255 sur 436 · Bailler a été substitué à rembourser · texte numérisé non relu

Bailler a été substitué à rembourser

10. Suivant Farin [Histoire de Rouen, tome I), ce fut la province (de Normandie) qui paya les trente mille livres (et non vingt mille) que la Bretignères devait compter à la veuve de son prédécesseur.

11. Louis 1er, prince de Ck>ndé, avait épousé, le aa juin i55i, Éléonore de Roye.

336 LETTRES A PEIRESG.

Le livre ^^ de M. Coeffeteau pour réponse à du Plessis fut affiché à Charenton de nuit il y a quelques jours. Demain il doit être présenté à Leurs Majestés.

Le marquis de Mauny et la comtesse de la Chapelle" ont été épousés cette nuit. C'est la veuve du feu sieur du Pesché.

M. de Nevers sera ici à la fin de ce mois. M. de Longueville n'attend que sa venue pour s'en aller prendre possession de son gouvernement de Picardie.

Senamy ** ayant fait offrir à MM. de Lucques " de leur mener et nourrir, durant leur guerre contre le duc de Modène, trois cents hommes de pied, ils lui en ont envoyé commission.

Le fameux Arlequin est ici avec une compagnie de comédiens italiens ; on leur doit préparer, pour le retour de Fontainebleau, qui sera, à ce que l'on dit, environ la Toussaints, un théâtre en la salle des gardes au Louvre ; et pour la ville, la Reine leur a loué l'hôtel de Bourgogne. Ils s'en vont à Fontainebleau avec le Roi; la cour part mardi prochain.

i34. — A Paris, ce 17® de septembre.

Monsieur, voici le reste de nos nouvelles depuis le partement de M. d'Aleaume : le Roi partit lundi matin pour aller à Fontainebleau, et aujourd'hui la Reine est partie sur les neuf heures, et est allée dîner à Lézigny

12. Réponse au livre intitulé : le Mystère (l'iniquité, du sieur du Plessis, Paris, 1614, in-f*^. — Nicolas Coeffeteau, dominicain, évêque de Marseille (1621), mort le ai avril 1623.

i3. Voyez plus haut, lettre 109, p. 270, note 10.

i4. Ou Cennami.

i5. La république de Lucques était en guerre avec César d'Esté, duc de Modène, pour la possession de la terre de Garfagnana.

en Brie*, qui depuis quelque temps est à Mme la marquise d'Ancre. Ce voyage sera de cinq semaines : je suis résolu de m'en dispenser ; mon âge ne vaut plus rien pour les courvées. Je fus samedi au soir à la comédie, par commandement exprès de la Reine ; sans cela je m'étois résolu de ne les voir point qu'on ne fût de retour de Fontainebleau. Ariequin est certainement bien diflférent de ce qu'il a été, et aussi est Petrolin : le premier a cinquante-six ans et le dernier quatre-vingts et sept; ce ne sont plus âges propres au théâtre : il y faut des humeurs gaies et des esprits délibérés, ce qui ne se trouve guère en de si vieux corps comme les leurs. Ils jouent la comédie qu'ils appellent Dui simili^ qui est le Menechmi de Plante. Je ne sais si les sauces étoient mauvaises ou mon goût corrompu, mais j'en sortis sans autre contentement que de l'honneur que la Reine me fit' de vouloir que j'y fusse : nous en verrons, s'il plaît à Dieu, davantage, et en jugerons avec plus de loisir. M. de Boinville nous a laissés en l'expectation de son livi-e, après avoir dépendu près de deux mille écus, ou en impression, ou au coffre dans lequel il le vouloit donner. Il partit il y aura demain huit jours, et le jour précédent il avoit envoyé sa femme* à Fresnes, qui est une très-belle maison qu'il a près de Saint-Germain, feignant de s'y en aller le lendemain. On a trouvé en son cabinet une feuille de papier fort judicieusement écrite de toutes ses affaires , et une procuration à sa femme. Lorsqu'il voulut partir, il s'en alla selon sa*

Lbttre i34. — I. Dans rarrondissement de Melun, à vingt-trois kilomètres sud de Paris.

1. Malherbe avait écrit d'abord : o sans autre contentement que de celui que la Reine me fit, etc. »

3. Renée, fille de Nicolas Potier, seigneur de Blanomesnil, second président au parlement de Paris et chancelier de France.

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