‹ Œuvres complètes;Chapitre 269 sur 436 · De Paris, ce 3o« novembre · texte numérisé non relu

De Paris, ce 3o« novembre

Monsieur, vous aurez dans ce même paquet, ou pour le moins par cette même voie, une grande gazette; j'y ajouterai une chose que l'on m'a dite aujourd'hui de fort bonne part, qui est que Monsieur le chancelier a fait parler du mariage de M. de Pisieux avec Mlle de Sancy *, sœur de Mme d'Alincourt. Ce sera pour relier aucunement ce qui est délié ; mais le segond lien ne sera pas si fort que le premier. M. de Montbazon ne s'étant pas treuvé ici quand la Reine lui a donné la charge de M. le maréchal de Fervaques au gouvernement de Normandie , on lui en a retranché le bailliage de Gaen* , en faveur de M. de Matignon, et le bailliage d'Evreux en faveur de M. de

Lettre 143. — i. Jacqueline de Harlay-Sancy, mariée en iSgS à Charles d'Alincourt, avait peut-être encore, en 161 3, deux sœurs non mariées : Catherine, qui épousa, je ne sais à quelle époque, Louis de Moy, seigneur de la Meilleraye ; et Marthe, qui fut religieuse à Montivilliers.

a. Il y a un trou dans le papier, au milieu de ce mot.

Médavid *. Hier je vis un homme qui me dit avoir vu le courrier qui apporte la paix de Mantoue et Savoie. Adieu, Monsieur : vous ne direz pas que je suis paresseux. J'entends qu'avec votre congé ces nouvelles soient communes à Monsieur le premier président, et commune la continuation de mon service. Mme d'Aumale et Madamoiselle sa fille firent hier leur première sortie au Louvre. Votre serviteur très-humble et très-affectionné.

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