Les mots et avis sont au-dessus de la ligne
18. Probablement le du Boulay Mailloc qui figure sur le» comptes de l'année 16 12 comme appointé à neuf cents livres.
3go LETTRES A PEIRESC.
trouva qui venoit chez la Reine; il pensa donc qu'il n'étoit point de besoin de lui rien dire. La Reine étoit dans le grand cabinet, où ayant avisé M. de Vendôme au travers de ceux qui étoient devant elle, elle entra dans le petit cabinet, où incontinent après elle fit, par une de ses femmes, Mlle Catherine, appeler M. de Vendôme, et lui dit qu'elle étoit avertie qu'il vouloit faire comme M. de Longueville : il le nia fort et ferme, et elle lui répondit qu'elle savoit qu'il avoit fait mener des chevaux hors de Paris tout exprès, et qu'elle le vouloit empêcher de faire chose qui irritât le Roi et l'obligeât à lui faire déplaisir, et que pour cet effet elle avoit résolu de l'arrêter. M. de Vendôme !a supplia de se souvenir du feu Roi, et de l'honneur qu'il lui avoit fait de le reconnoître pour son fils; la Reine lui dit que ce*' qu'elle en faisoit, c'étoit pour l'empêcher de se perdre, et qu'il s'en allât en sa chambre. Comme il sortit, M. de Plainville, capitaine des gardes, qui est en quartier, le conduisit en sa chambre, et lui laissa six archers et deux exempts.
Hier, qui étoit mécredi, il fut permis de le voir, toutefois non plus que deux à la fois, et sans épées. Aujourd'hui l'on m'a dit que l'on ne le voyoit plus , et de fait, sur les quatre heures , M. de Plainville est allé faire prendre la mesure de ses fenêtres pour les griller ; et a-t-on fait murer une porte de sa chambre.
Madame sa femme ni Mme de Mercœur^" n'étoient point ce soir au cabinet ; il n'y avoit de princesses que Mmes de Guise et Mme la princesse de Conty.
Il courut hier un bruit faux que Riberpré ^*, qui com-