Elisabeth. . ri. i'. »-îniM
quis de Sablé, font chacun une compagnie de chevaui légers. Les compagnies de Monsieur le Prince et de M. du Maine sont mandées et viennent.
Il se fait levée de six mille Suisses, qui doivent être à Saint-Jean-de-Lône en Bourgogne dans un mois ou six semaines. On fait une crue aux vingt compagnies du régiment des gardes, de cent hommes par compagnie, et de cinquante par chaque compagnie des autres régiments entretenus; mais je crois que l'on n'en viendra point si avant, bien crois-je que le voyage se fera avec dix ou douze mille hommes de pied, qui seront le régiment des gardes et les six mille Suisses, et douze ou quinze cents chevaux.
Ceux de la religion ne remuent point, même l'on m'a dit que ceux de la Rochelle avoient envoyé assurer la Reine de leur obéissance. Je ne sais si je vous ai mandé qu'ils ont obtenu depuis douze ou quinze jours qu'ils ne seroient plus tenus de nommer leur religion prétendue réformée, mais réformée simplement.
On a envoyé Fouqueroles, enseigne des gardes du corps, en Bretagne, porter la nouvelle de l'arrêlement de M. de Vendôme. M. de Bassompierre est aujourd'hui coronel des Suisses*. M. de Rohan, qui l'étoit, lui a vendu sa charge pour le prix de trente mille livres. M. de Lyvarrot, dont vous aviez pu ouïr l'emprisonnement à la Bastille, pour un soufflet qu'il avoit donné dans l'antichambre de la Reine*, a eu aujourd'hui sa grâce, et est venu dans le cabinet remercier Sa Majesté. Le Roi s'étoit allé coucher, et n'y avoit au cabinet que Mme la princesse de Conty et Mme de Guise. M. de Souvray s'est approché de la Reine et lui a dit quelque chose à l'oreille, et lors il s'est
4. Voyez, à ce sujet, les Mémoires de Bassompierre^ année i6i4«