Pource que a été substitué à car
4. Cette lettre est perdue. Le chevalier de Guise avait été tué le i»"" juin i6i4> au château des Baux, près d'Arles, c par l'éclat d'un [canon) auquel il voulut lui-même opiniâtrement mettre le feu. » Voyez la lettre de Malherbe à M. de la Garde, tome I, p. 357, et au tome IV, la letire de consolation qu'il adressa à la princesse de Conty,
Malusbbe. in a8
la princesse sa sœur et Messieurs ses frères se sont montrés sensibles en cet accident; à cette heure, je vous envoyé quelques Consolations qui leur ont été données*: l'une est de Monsieur Tévêque de Conserans®, et l'autre de M. Coeffeteau ; il y en a eu une autre de Monsieur de Bourges', mais elle n'a point été imprimée. Madame la princesse a perdu la copie qu'il lui en avoit donnée, et m'avoit commandé de le prier de sa part de la faire imprimer; mais je ne l'ai point encore vu, ce sera peut-être pour demain. Vous prendrez cependant celles-ci qui ont été jugées les meilleures de toutes celles que j'ai vues. Adieu, Monsieur : je vous baise bien humblement les mains, et vous prie de me tenir toujours pour votre serviteur très-humble et très-affectionné ,
Malherbe.
Le baptême de Monseigneur et de la petite Madame se fit le dimanche iS" de juin i6i4, entre midi et une heure, au Louvre , en la chapelle de la Reine. Monseigneur avoit ce jour-là six ans sept semaines et deux jours; Madame, quatre ans six mois et trois semaines. Il y avoit pour drap de pied un tapis velu, étendu emmi la place, et dessus un escabeau d'environ deux pieds de hauteur, couvert d'une tavaiole' de toile d'argent, et sur icelui
sœur du chevalier. — 11 existe plusieurs relations de la mort du chevalier de Guise; il en a été publié une dans l'édition des Mémoires de Marguerite de Valois qui fait partie de la Bibliothèque ehévirienne . Voyez aussi le Mercure, tome III, p. 440-