A Paris, ce 27* de septembre
Monsieur, vous aurez au premier jour de plus longues lettres de moi, Dieu aidant; celle-ci est si inopinée que je n'ai loisir de vous rien écrire. Tout en gros, je vous dii-ai que les choses sont comme les gens de bien les souhaitent, et comme j'ai toujours cru et crois qu'elles iront d'ici à fort longtemps. Je n'écris point à Monsieur le premier président, pource que je suis trop hâté. Cette commodité, qui m'est baillée inopinément par M. de Gordcs, ne me servira que pour vous adresser la consolation que j'ai faite pour Mme la princesse de Conty ^ Soyez-lui moins rigoureux, pource qu'elle est de votre très-humble
et très-affectionné seniteur ,
Depuis, je me suis ravisé, et ai écrit un mot à Monsieur
dent aux requêtes, ambassadeur en Suisse, intendant de la police et finances en Languedoc, prévôt des marchands, mort en 1641, à soixante-douze ans.
Lbxtbe 170. — I. Voyez au tome IV.
le premier président, mais sans nouvelles; car comme je vous ai dit, je n'en ai point le loisir, et puis ce messager est à pied. La première commodité qui se présentera, je vous écrirai tout au long ce que nous aurons. On attend ici Monsieur le Prince; qui dit qu'il viendra, qui dit qu'il ne viendra point; mais cela est mis, à cette heure, inter dStacpopa^. M. de Valavez fera tout ce qu'il pourra pour voir la cérémonie de la majorité* ; pour moi, je ne m'oserois plus commettre à cette presse ; je me contenterai d'en savoir des nouvelles par ceux mêmes qui seront de la comédie. Mme de Guise la douaire* y sera en qualité de pair de France ; Monsieur le premier président en eut hier le commandement de la Reine.