‹ Œuvres complètes;Chapitre 326 sur 436 · Parmi les choses indifférentes. » — Voyez p · texte numérisé non relu

Parmi les choses indifférentes. » — Voyez p

3. Le Roi fut déclaré majeur dans un lit de justice tenu le 1 octobre i6)r4-

4- Douaire, douairière, donatarla, comme le traduit Nicot. Catherine de Clèves, femme de Henri, duc de Guise, morte le ti mai i633, à quatre-vingt-cinq ans.

Lettre 171. — i. Cette défense s'explique par un passage d'une lettre, en date du lei" avril 1(114, où Peiresc raconte à Malherbe que « son père (M. de Calas) est si las des excessives et intolérables dépenses de M. de Valavez, que les petits surcroîts lui sont quelquefois plus fâcheux que les gros. » Il était donc , à ce qu'il paraît , assez chanceux de prendre M. de Valavez pour intermédiaire quand il s'agissait d'un envoi d'argent.

a. Malherbe avait d'abord écrit, après bailler, les mots à ma femme; puis il les a effacés, pour les inscrire à la fin du membre de phrase.

femme, et je les rendrai par deçà tout aussitôt, ou à M. de Valavez, ou à celui que vous ordonnerez. Je crains qu'elle n'en ait à faire : cela m'ôte la honte que je devrois avoir de vous importuner si souvent. Je ne vous dis rien de la puissance que vous avez sur moi : c'est tiop de langage sans effet ; tant y a que vous pouvez vous assurer que vous n'avez point de plus humble et plus affectionné serviteur que

Malherbe.

Dimanche, 5* octobre.

Pour la majorité du Roi, M. Ribier vous aura écrit ce qui se passa dans la chambre, où sa robe rouge le fit entrer. Vous aurez aussi appris de lui les contentions qu'il y eut pour les rangs, et ce qui y fut résolu; je ne vous en dirai donc rien.

Pour ce qui se fit en allant au Palais, M. de Valavez vous l'écrit aussi. Je n'y vis rien d'extraordinaire qu'une dispute entre les pages de la grande écurie et les valets de pied, à qui seroit auprès du Roi : les valets de pied alléguants que c'est leur droit et leur devoir, et les pages que cela est bon pour la chasse et autres telles occasions ordinaires; mais qu'en une cérémonie d'importance comme celle-ci, cet honneur leur appartient. Le Roi le jugea ainsi par trois fois, sans qu'ils obéissent, et tient-on que M. de Liancourt le fils*, faisant la charge de Monsieur le Premier, son père, qui étoit absent, leur faisoit opiniâtrer cette dispute. Enfin le Roi appela M. de Souvray, et lui commanda d'aller donner une douzaine de coups de bâton à un valet de pied nommé Janeston, que le Roi avoit remarqué le

3. Roger du Plessis, fils de Charles du Plessis, premier écuyer. Voyez lettre 71, p. 168, note 8.

plus séditieux; cela fut fait, et alors les valets de pied obéirent.

M. le cardinal de Joyeuse ne fut point à la cérémonie : il s'en étoit allé aux champs, il y avoit trois ou quatre jours, pouice qu'il doutoit de n'avoir pas le rang qu'il desiroit, et que les cardinaux ne perdissent leur cause contre les pairs. Monsieur l'évêque de Beauvais* la débattit fort, jusques à dire qu'il savoit mieux que tout ce qu'il y avoit de cardinaux en la chrétienté que c'étoit qu'être cardinal; et s'adi'essant à M. le cardinal de la Rochefoucauld, lui dit : « Monsieur, je vous honore, j'honore votre personne et votre mérite; mais pour votre dignité, je n'en fais pas grand cas. » Tout cela fut fort débattu ; mais enfin les cardinaux l'emportèrent.

M. de Candale s'en étoit aussi allé, par le commandement de Monsieur son père, vue la dispute qu'il prétendoit contre M. le duc de Montbazon pour le rang. Ce que je vous en dis, je l'ai ouï de la bouche de M. d'Espernon. Il est aujourd'hui de retour.

Le soir de cette cérémonie, le Roi se treuva las et soupa dans le lit. M. de Frontenac, qui le servoit comme premier maître d'hôtel, reçut dans un billet l'avis de l'abbaye de Charronne % six lieues près de Poitiers. Il fut fort en peine s'il la devoit demander au Roi ou* à la Reine, pource qu'il avoit peur d'offenser la Reine, en s'adressant au Roi le même jour qu'il étoit majeur. Il bailla le billet à M. de Souvray, qui tout aussitôt la demanda au Roi pour M. de Frontenac. Le Roi dit à M. de Souvray qu'il allât prier de sa part la Reine sa mère de la donner à M. de Frontenac. M. de Souvray lui dit qu'il le verroit

4. René Potier de Blancménil. L'évêque-comte de Beauvai» était le quatrième des pairs ecclésiastiques.

5. C'est-à-dire l'avis de la vacance de l'abbaye de Charronne.

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