‹ Œuvres complètes;Chapitre 331 sur 436 · Von croit a été substitué à i/ J en a qui veulent dire · texte numérisé non relu

Von croit a été substitué à i/ J en a qui veulent dire

Malherbe, m °

se mit à la portière du carrosse, et y demeura seul. La

vérité est que M. de la Roche-Guyon, qui y étoit avec M. de Court envaux, en sortit* et monta à cheval; mais M. de Courtenvaux demeura auprès de Monsieur le Prince. Le marquis du Resnel', de la maison d'Amboise, qui a voit été avec M. de Nevers et tenu son parti, demanda, par l'intercession de Mme de Montglas, d'avoir permission de saluer la Reine. Il y vint donc amené par Mme de Montglas : il étoit fort tard, et tout le monde étoit presque retiré du cabinet. Comme il salua la Reine, elle se tourna vers Mme de Montglas, et lui dit : « Madame de Montglas, les serviteurs du Roi peuvent entrer ici à toutes heures; mais je ne le trouve pas bon de ceux qui sont autres. » Elle demeura extrêmement étonnée, comme fut celui qu'elle a voit amené, et tout ce qui étoit là, qui étoient Mme de Guise, Mme la princesse de Conty, et quelques autres. M. de Sully arriva mardi, ce me semble; le lendemain de matin il fut trouver* le Roi aux Tuileries, qui le reçut si bien qu'il ne se pouvoit mieux. Il le fit mettre dans son carrosse, et l'amena au Louvre, parlant toujours à lui par les chemins. La Reine se coiffoit au cabinet du lit : le Roi entra seul, et dit à la Reine que M. de Sully étoit là. La Reine commanda qu'il entrât, et alla cinq ou six pas au-devant de lui, et lui dit : « Monsieur de Sully, vous soyez le bienvenu, je suis bien aise de vous voir; » et lui répéta ces paroles plusieurs fois. Ë n'y a ici personne qui ne soit bien aise

6. En sortit a été substitué à fit place; trois lignes plus loin, les mots (( qui avoit été avec M. de Nevers et tenu sou parti, » ont été ajoutés en interligne.

7. Louis de Clermont d'Amboise, marquis de Rosnel, tué le 3 novembre 161 5.

8. Au lieu de a le lendemain de matin il fut trouver, » il n'y avait d'abord que ces deux mots : « il trouva, »

de sa venue , et qu'il ' ne désire qu'il rentre au manie- ■ ment des affaires. Il le reconnoît bien, et a un visage extrêmement joyeux. Voilà tout ce que vous aurez pour cette fois, et Dieu veuille que vous le puissiez lire! prenez-vous-en à M. de Valavez, qui m'a averti trop tard. Adieu, Monsieur : tenez-moi, s'il vous plaît, en vos bonnes grâces et en celles de Monsieur le premier président.

Je ne me suis point mis en peine de vous rien mander des états, pource que cela est du gibier de M. de Valavez*". L'on travaille fort à la salle de Bourbon; mais elle ne sera prête de quinze jours, car on la voûte. Les ecclésiastiques s'assembleront aux Auguslins et la noblesse aussi ; ils y auront chacun leur salle : le tiers état sera à la maison de ville.

Votre très-humble et très-obligé serviteur.

,■74. — A Paris, ce 37» d'octobre.

Monsieur, vous aurez ce mot en hâte, pource que je suis sur le point de m'en aller à l'ouverture des états, qui se fait à Bourbon sur le midi. Hier nous vîmes la

9. n y a quil dans l'autographe. La fin de la phrase : soit b'ien aise, etc., a été ajoutée après coup au-dessus de la ligne.

10 II était député de la noblesse de Provence aux états généraux. — Voici les noms des autres députés de la province, dont quelques-uns sont mentionnés par Malherbe dans le cours de sa correspondance : P. Hurault de l'Hospital, archevêque d Aix ; T de Glandèves, évêque de Sisteron; Arnault de VUleneuve marquis des Arcs- André d'Oraison, comte de Boulbon; Roland de Castellane, s' de'Monmeyan; François s^ de Vins; Jean de CasteUane, s' de la Verdière • Jean-Louis de Mathaon ; Thomas de Feraporte; François

procession, qui ne fut du tout rien; elle partit des Augustins, et s'en alla à Notre-Dame, où Monsieur de Paris officia, et M. le cardinal de Sourdy prêcha*, elle alla du long du quai des Augustins au bout du pont Saint- Michel, où Madame Chrétienne et Madame Henriette étoient chez un tapissier à les voir passer ; de là elle alla par la rue de la Harpe trouver la rue de Saint-Séverin, d'où elle reprit à main gauche vers le pont Notre-Dame, et de là à l'église. Monsieur, et pour lui M. de Brèves, portoil au bout de derrière le côté de droit du poêle* sous lequel étoit le saint sacrement; Monsieur le Prince portoit à la main gauche, et devant portoient M. de Guise et M. le prince de Joinville. Le Roi et la Reine venoient derrière, lui à droite, et elle à gauche. M. du Maine comme grand chambellan, étoit derrière le Roi; la Reine avoit la queue de sa mante portée par Mme de Guercheville. Madame étoit conduite par le comte de la Roche- Guyon; la queue de sa mante étoit de gaze blanche, portée par un gentilhomme. Après suivoientMme la princesse de Conty, comtesse de Soissons, à côté l'une de l'autre, celle-là à droite et celle-ci à gauche ; puis Mme d'Aumale, la duchesse de Montmorency, la duchesse de Ventadour, et Mme de la Boissière. Il me semble qu'il y en avoit une, duchesse, entre Mme de Montmorency et Mme de Ventadour; mais il ne m'en souvient pas. M. de Valavez vous mandera le reste; je ne vous ai mandé que ce qui étoit de la cour, le reste étoit peu de chose. Adieu, Monsieur : excusez cette mauvaise lettre, elle est faite trop en

de Sebolin ; Antoine Achard ; Theocrènes deGlandèves, s' de Cuges ; Léon s' de Valbelle ; Baltazard Vias ; Gabriel de Varadier, s"" deSaint- Andeol ; Pierre d'Augières.

Lettre 174. — i- Malherbe avait mis d'abord simplement : «portoit le poêle; » et cinq et six lignes plus loin : 0 sa queue, » pour a la queue de sa mante. >

hâte pour être bien : la prochaine sera plus ample, Dieu aidant.

Votre très-humble et très-affectionné serviteur,

Malherbe.

Je vous supplie derechef, Monsieur, me faire ce plaisir de bailler à ma femme cinq cents livres, et je les rendrai par deçà, selon votre ordonnance. Je suis honteux de tant d'obligations, mais je n'y saurois que faire, je ne sais à qui demander de la courtoisie mieux qu'à vous, qui en êtes la source.

M. du Bouillon dîna hier à Claye' et devoit arriver au soir. M. de Nevers, à ce qui me fut dit, étoit allé audevant de lui. Ce fut, comme vous jugez bien, pour éviter la dispute des rangs. Il y en avoit qui avoient dit que M. de Nevers seroit à la procession, et M. de Guise aux états. Je le demandai à Mme de Guise, qui me dit que M. de Guise tiendroit son rang partout. On attendoit hier au soir Mme de Nevers. Mme de Longueville a été quelque temps à Goulommiers; elle s'en va trouver Monsieur son fils en Picardie.

[A cette lettre est joint le dessin suivant, que Malherbe a accompagné de notes, expliquant le sens des lettres et des signes, hormis celui de la lettre Z.]

a. Claye, à trois lieues et demie ouest de Meaux (Seine-et- Marne).

SA.LLE z z z

DE BOURBON, z z Z Z

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