Voyez le livre II de VÉneide de Virgile, vers
g. 0 Dôle a donné l'Arc ; la Gaule généreuse leur a donné la Flèche. Qui leur donnera la corde qu'ils ont méritée ? »
On m'a dit que M. Servin y met stulta; pour moi, je
dirois: ^^^^
Arrum Dola dédit; dédit his maie cauta Sagittam Gallia^ etc.
On y peut aussi mettre maie sana **.
Je vous supplie baiser très-humblement les mains de ma part à Monsieur le premier président, et l'assurer que je suis toujours de tout mon cœur son très-humble serviteur. Je lui rendrai cet office moi-même par la première commodité, Dieu aidant.
Votre très-humble et très-obligé serviteur.
i8o. — A Paris, ce i3" de février.
Monsieur , M. de Gordes, qui partit hier, m'a ôté tout moyen de vous entretenir de nouvelles; et quand il en seroit arrivé depuis son parlement, je ne vous saurois rien écrire par ce porteur qui ne fût vieil quand il sera en Provence. Il vous aura dit le bruit qu'a fait ici un livret nommé le Financier * ; l'on est fort en peine d'en savoir l'auteur. C'est à la vérité le plus galant de tous ceux que ces états nous ont fait naître, à mon gré. Quiconque il soit, s'il n'est du pays où l'on appelle le pain pain^ et les figues figues^ il en est de l'humeur. Il s'est fait un Diogène français^ y mais ridicule et impertinent; et hormis trois ou quatre mots où il contrefait le baragouin d'un certain homme, et bouffonne sur la physionomie de
lo. Stulta, sotte; maie cauta, imprudente; maie sana, insensée.
Lettre i8o. — i. Le Financier à Messieurs des Etats, i6i5, in-8°. c Cette fine satire , disent les auteurs de la Bibliothèque historique <U la France (n» 28002), est contre les financiers. »