‹ Œuvres complètes;Chapitre 341 sur 436 · A Paris, ce i" de février · texte numérisé non relu

A Paris, ce i" de février

Monsieur, je ne vous écris guère que pour vous remercier; la dernière lettre de ma femme m'en a donné un nouveau sujet, par l'avis qu'elle m'a donné de l'argent que vous lui avez fait fournir par M. d'Agut* et M. Califet' : il ne reste que de me mander à qui il vous plaît que je le baille par deçà ; et s'il vous plaît lui fournir encore cinquante écus de quarts d'écu, qui seront cent soixante livres, vous me ferez un plaisir singulier; et je rendrai tout ensemble par deçà; mais pour l'honneur de Dieu, si cela vous est importun, dites-le-moi librement, et je chercherai quelque autre voie. J'ai mis les nouvelles en un papier à part : elles ne sont pas grandes, au moins celles que je sais ; mais M. de Valavez suppléera au reste,

4. Voyez la Bibliothèque historique de la France, tome H, n»» 20 ai5 à 30367, et le Mercure, tome III, p, 79, i49> etc.

Lettre 179. — i. Honoré d'Agut, membre du parlement de Pro- ■vence . Il flit avec Pelresc envoyé à l'assemolée des notables qui se tint à Rouen en 1617.

2. Probablement Alexandre de Galifet, président aux enquêtes du parlement d'Aix.

et vous envoyera tout ce qui s'est écrit de nouveau. Je ne prends pas tout ce que Ton m'apporte, pource qu'il y a force sottises; je choisis seulement ce que je crois être moins mauvais', et encore avec tout cela je pense que j'en aurai deux gros volumes. Il y a deux jours que l'on m'apprit un excellent distique contre les grands amis de M. du Périer*; c'est tout ce que je vous envoyerai de nouveau, avec des vers latins' faits par un nommé Syrmond', que je trouve des plus beaux que je vis jamais. L'auteur me doit venir voir; je lui en demanderai un autre ' que je garderai, car certainement je ne les ai lus qu'une fois, mais je les trouve parfaits : il fait quelque chose en françois, mais non passîhus œquis'. Il est neveu du P. Syrmond, jésuite, de sorte que je ne crois pas qu'il soit auteur du distique; tournez le feuillet, vous le verrez.

Arcum Dola dédit; dédit illis aima Sa^ttam Gallia : quis funem quem meruere dabit^P

Pour l'entendre, il faut savoir que ceux de Dôle, en la Franche-Comté, ont donné aux jésuites une maison qui s'appelle l'Arc; le feu Roi leur donna la Flèche.

Quelques-uns ne trouvent pas cet aima à propos.

3. Malherbe aTait écrit d'abord : a mais je choisis ce que je crois qu'il y a de moins mauvais. »

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