‹ Œuvres complètes;Chapitre 35 sur 436 · Charlotte des Essarts. Voyez plus haut, p. 39, note · texte numérisé non relu

Charlotte des Essarts. Voyez plus haut, p. 39, note

bientôt. Adressez désormais vos lettres à M. Ycart, à la

^ ^°' rue des Vieilles-Étuves, à l'Écu; car je ne sais où je serai, et en quelque part que je sois, il en aura des nouvelles, et me fera tenir ce que vous m'envoyerez. Il est aujourd'hui dimanche; demain de grand matin j'irai au Palais, quérir des aiguillettes. Mon impudence à vous employer ne vous peut donner la hardiesse d'user du pouvoir que vous avez sur moi ; vous me commandez timidement : ce n'est pas savoir ce que je vous suis. Usez-en d'autre façon, s'il vous plaît, et me continuez l'honneur de vos bonnes grâces. Tout mon mérite est que je les désire avec passion.

Je vous écrivis dimanche ce qui est en l'autre page. Depuis j'ai été au Palais où j'ai acheté les aiguillettes que je vous envoyé. Si je vous puis servir en quelque chose et que vous ne m'employiez avec la privante que vous devez, je me plaindrai que vous ne me tenez pas pour celui que je suis.

Votre plus humble et plus affectionné serviteur.

Page 1