Malherbe a substitué envoyerai à manderai
marier'; les autres tiennent qu'ils le sont, mais que pour quelques respects ils ne veulent pas publier le mariage.
Il y a ici deux femmes de Maragnan ' qu'en a amenées un uonmaé du Prat; elles seront mises en montre au premier jour. Il m'a promis un billet pour les voir demain ; nous y devons aller, M. de Valavez et moi. Elles sont toutes nues. Ce qui empêche qu'on ne les voit point encore, c'est qu'il les lait peindre à la mode du pays. Il y a une femme et une fille de neuf ou dix ans. La femme peindra*' la fille, et sur ce patron un peintre peindra la femme, pource que la fille ne le sauroit faire.
«L|«^ 187. — A Paris, ce i" de juin.
Monsieur , je vois bien que ce que je n'ai point de vos lettres est la maladie de ma femme, dont vous n'avez pas voulu m'avertir* ; je l'ai sue des lettres de mon fils, qui me mande qu'elle en est un peu revenue, et que toutefois c'est avec une grande foiblesse , de laquelle, en l'âge où elle est, il faut craindre un mauvais événement : cela m'a fait résoudre d'aller faire un voyage en Provence aussitôt que la cour sera partie pour celui de Bayonue ' . Je ne vous