‹ Œuvres complètes;Chapitre 355 sur 436 · Voyez plus haut, p. 297, note · texte numérisé non relu

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10. Au lieu àe peindra, il y avait d'abord doit peindre. Lkttbk 187. — I. Peiresc écrit à Malherbe le 26 mai i6i5 :

« Mme de Malerbe et Monsieur son fils ne furent jamais si gaillards que ce qu'ils sont maintenant ; mais je crois que vous aviez un esprit prophétique sur la fin d'avril, quand vous m'écriviez que vous étiez en peine de ses nouvelles , car certainement eUe fut lors fort malade de foiblesse de cœur et d'une espèce de catarrhe ou grand rhume : pour raison de quoi elle fut saignée et médicaiii entée; mais elle est maintenant plus saine que jamais, s

•X. D'après une lettre de Ribier à Peu^sc, ce fut en janvier 1616 que

5oo LETTRES A PEIRESC.

écris point de nouvelles, pource que n'en sais point. L'on attend ici le retour de Monsieur le Prince ; Madame sa mère arriva samedi au soir; pour Madame sa femme, elle partit vendredi de Valéry, et s'en alla à Chàteauroux' : l'on tient que c'est pour y être quelque temps. M. d'Alincourt a eu la survivance du gouvernement de Lyon pour son fils*, qni est la meilleure affaire qu'il pouvoit désirer ; et de là l'on conjecture que M. de Yilleroy est aussi bien qu'il a été. Je dois aujourd'hui avoir les remontrances du parlement écrites à la main ; si vous ne les avez eues d'ailleurs, je les vous envoyerai ; mais celui qui les a dressées, que vous connoissez, n'aura pas manqué de les envoyer à Monsieur le premier président. Je crois qu'elles sont très-bien , venant d'un si bon auteur, et étant passées par la censure de tant d'honnêtes hommes; mais pour cela on n'en espère pas davantage de fruit, et tienton qu'ils voudroient n'en avoir rien fait. Tout se porte bien d'ailleurs, et ne parle-t-on que de paix. Adieu, Monsieur : tenez-moi en vos bonnes grâces et en celles de Monsieur le premier président ; je suis son serviteur et le vôtre très-humble comme très-obligé.

i88. — A Paris, ce jour de saint Jean*.

Monsieur, j'ai certainement l'esprit plus libre que je n'avois quand je vous écrivis ma dernière lettre, mais

Malherbe partit pour la Provence, d'où il revint au mois d'avril avec Peiresc et du Vair, quand celui-ci eut été uommé garde des sceaux.

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