Pas a été ajouté après coup, en iuterligne
4. Il était gouverneur et lieutenant générai pour le Roi « en Navarre, Béarn, eu la ville de Bayonne et pays circonvoisins. »
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vous en ayez si grand* envie que vous dites? >» Sa réplique fut : « Oui, j'en ai si grand envie que si je trouvois le diable à mon chemin qui m'en voulût empêcher, je lui passerois sur le ventre. » Voilà pour le mariage. Pour le fait de Savoie, M. de Pongny * est retourné, quoique Ton die que M. de Savoie est assez mal satisfait de M. le marquis de Rambouillet' , et qu'il a mandé qu'il ne désire point qu'il se mêle plus de ses affaires, pource qu'il est plus Espagnol que les Espagnols mêmes. Je ne sais pas ce qui en est, mais je le tiens un des habiles hommes de France pour négocier, et qui n'ignorant point l'intention de Leurs Majestés, ne fera rieu que ce qu'il croira être de leur service. M. de Montigny est aujourd'hui auprès de M. de Savoie ; la Reine en eut hier avis, et' en est fort en colère ; et certainement il me semble que quand autre chose ne l'auroit retenu, le cordon bleu éloit une considération assez forte pour ne s'engager point avec un prince étranger Quelqu'un dit à la Reine que M. de Montigny se plaignoit; elle répondit qu'il n'en avoit pas occasion, et là-dessus raconta ce que le feu Roi et elle avoientfait pour lui, qui est qu'il avoit été fait capitaine de la porte, et l'avoit vendu; depuis premier maître d'hôtel, qu'il avoit vendu aussi; qu'après cela il avoit eu le gouvernement du Blaisois, dont il avoit fait de même ; qu'il avoit marié sa fille au comte de Saint-
5. Il y a grand, et non grande y dans l'autographe, à cette ligne et à la suivante. Voyez ci-dessus, p. ajS, note 24, et p. 473, note 6.
6. Jacques d'Angennes, marquis de Poigny, qui mourut en Angleterre, où il était ambassadeur, le 9 janvier 1637.
7. Il avîdt été envoyé près du duc de Savoie pour négocier la paix entre celui-ci et l'Espagne.
8. Malherbe avait mis d'abord qui; puis il a effacé ce mot, pour le remplacer par et. — Voyez dans le manuscrit 91 de la collection Dupuy , une lettre du Roi à Montigny, en date du 1 1 mai 1 6 1 5 , pour lui défendre d'aller servir dans l'armée du duc de Savoie.
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Ai^an*, de la charge de maistre de camp de la cavalerie légère, qui lui avoit été donnée ; et enfin qu'il avoit eu la lieutenance de Metz et pays messin, dont depuis peu de jours elle lui avoit accordé la lieutenance pour son fils*", lequel étant allé mettre en possession, il s'est servi de ce prétexte pour son voyage de Savoie. La Reine dit qu'elle ôtera la lieutenance à son fils ; mais le temps l'adoucira, à mon avis. Bien vous dirai-je qu'un des amis du baron de Digoine^* lui a fait savoir, depuis deux jours*^, qu'il ne desiroit rien plus que de revenir, pourvu que la Reine l'assurât de sa bonne grâce ; elle ne l'a pas voulu faire. Je vous avois dit. Monsieur, que je ne vous dirois point de nouvelles, et cependant, comme j'ai été en train, ma paresse m'a quitté. J'oubliois à vous dire qu'un nommé Montereuil, ou Montereau*% Normand, qui est celui même qui étoit maistre de camp des Wallons qu'avoient Messieurs les Princes au tumulte de Mézières, lève un régiment vers Sedan pour mener en Piémont. Je vous le dis, afin que vous ne vous imaginiez rien de pire là-dessus. Il s'est fait tout plein de petits livrets, mais je me remets à
9. Jacqueline de la Grange, CUe de François de la Grange, seigneur de Montigny, maréchal de France, mariée à Honorât de Beauvillier, comte de Saint-Aignan, mort en 1622. — ApTësma'istre de camp, le» mots de la cavalerie légère ont été ajoutés après coup.
10. Henri- Antoine de la Grange, seigneur de Montigny , lieutenant général du gouvernement de Metz, Toul et Verdun , et gouverneur de Verdun.
11. Théophile Damas, baron de Digoine, député de la noblesse de Charolais aux états généraux de 1614. II était allé se mettre au service du duc de Savoie, et fut tué au siège de Verceil en 161 7. Voyez le P. Anselme, tome VHI, p. 332.
la. « Depuis deux jours 9 a été ajouté en interligne; de même que six lignes plus loin, le mot Normand; et trois lignes après « ver» Sedan. »
i3. C'est probablement le même qui, en 162a, fut chargé par le duc de Nevers d'une négociation importante près de Mansfeld. Voyez le Vassor, Histoire de Louis XIII, in-4'', tome II, p. 49»-
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M. de Valavex à les vous envoyer, et à vous dire la résolution du parlement sur Tarrét du conseil**. Il ne me reste plus qu'à vous remercier des cinquante écus que vous avez baillés à ma femme, je les rendrai au sieur Cramoisy quand il voudra" ; je vous en remercie un million de fois, qui est tout ce que je puis faire, car de bien servir, je vois bien que j'y serai aussi inutile à l'avenir que j'ai été par le passé. Je vous supplie de me tenir toujours aux bonnes grâces de Monsieur le premier président et aux vôtres, comme votre serviteur et le sien très-humble et très-obligé.