Gouverneur de Caen
Lettre 202. — i. Au lieu de mais, Malherbe avait d'abord écrit et.
plaira à Dieu m'en donner le moyen. M. le marquis de ' Mauny, qui est notre gouverneur, comme vous savez, m'a dit qu'il se souvient qu'en travaillant aux fossés de la citadelle d'Amiens, il s'y treuva un tombeau où il y avoit des fioles' de verre encore toutes pleines d'eau, desquelles il croit que M. de Riberpré pourroit donner des nouvelles. Je vous donne cet avis pour l'opinion que j'ai que ce soit chose digne de votre curiosité. Pour ce qui se treuvera de deçà, ne doutez point que je ne tâche de satisfaire à votre désir et à la promesse que je vous ' ai faite ; en cela , Monsieur, et en toute autre occasion , vous me treuverez toujours votre serviteur très-humble et trèsobligé,
Malherbe.
Monsieur, avec mon impudence accoutumée , je vous supplie très-humblement de me continuer la faveur que vous m'avez faite de m'écrire des nouvelles. Je fis voir vos lettres à M. le marquis de Mauny, qui en fut extrêmement satisfait, pource qu'il n'en avoit point d'ailleurs, ou, s'il en avoit, elles n'étoient ni* si certaines ni si particulières que les vôtres.
ao3. — A Caen, ce 8* juillet.
Monsieur, j'ai reçu votre paquet, et connu en votre lettre, comme je fais en toutes , le soin que vous avez de me témoigner votre affection. La fortune ne me présente ici , non plus qu'ailleurs , ni l'occasion ni le moyen de
a. Malherbe avait d'abord mis bouteilles y qu'il a effacé pour y substituer fioles.