‹ Œuvres complètes;Chapitre 384 sur 436 · Après vous, le manuscrit porte le mot en, biffé · texte numérisé non relu

Après vous, le manuscrit porte le mot en, biffé

4. Il y avait d'abord />aj, qui a été effacé, et remplacé par ni.

vous servir, dont j'ai un déplaisir extrême ; mais au moins crois-je que vous ne doutez pas que je n'attende l'un et l'autre avec beaucoup de volonté. Je fus dîner, il y a quatre ou cinq jours, à l'abbaye de Saint-Etienne, où je vis la salle des armoiries, qui y paroissent encore assez ; je ne m'en irai pas sans vous en porter un extrait. Je regardai de tous côtés si j'y verrois quelque chose digne d'être remarqué ; mais le temps et la rage des premiers huguenots ont tellement délabré ce qu'il pouvoit y avoir, qu'il n'y est rien demeuré d'entier. Monsieur le prieur, qui prit la peine de m'accompagner partout, me montra en deux lieux le combat de Gris et Garrouges * : en tous deux ils sont représentés à cheval, et^ en l'un la femme y est peinte debout du côté de son mari; mais tout est si effacé que cela ne se sait seulement que par ce que les religieux de temps en temps en ont ouï de leurs prédécesseurs. Les armes qui étoient aux banderoles de leurs lances y paroissent aucunement ; celles de Garrouges sont d'une maison de Garrouges qui étoit alors en ce pays, et qui y est aujourd'hui éteinte. Pour la terre de Garrouges, elle est au comte de Tillières * , dont le surnom est le Veneur^ qui est ambassadeur en Angleterre. Le même prieur m'a promis de me faire voir huit ou dix chartres qui leur sont demeurées du ravage qui fut fait en leur

Lettre 2o3. — i. En i38fi, un arrêt du parlement de Paris ordonna un combat judiciaire entre Carouges et Legris, le premier accusant le second d'avoir violé sa femme. Legris, qui avait toujours protesté de son innocence, fut tué. Quelques années après, le vrai coupable avoua son crime au lit de la mort. — Après Garrouges, le manuscrit porte ces mots, biffés : « pour en l'un ils sont. »

1. Et Si été substitué à m«M; à l'avant-dernière ligne de cette page, les mots « en l'année i562 » ont été ajoutés après coup.

3. Tanneguy le Veneur, comte de Tillières et de Carouges, mort en i652. On vient de publier ses mémoires. Paris, Didot, in-i8.

LETTRES A PEIRESG. 539

maison en l'année i562; quand je les aurai vues, je vous avertirai de ce qu'elles contiennent, afin que vous me mandiez celles* que vous désirerez. Je vous remercie bien humblement de vos nouvelles ; j'en ai fait part à M. le marquis de Mauny, notre gouverneur, qui en a été trèsaise , car il n'est guère plus particulièrement averti que les autres. Je n'oserois vous prier de continuer, de peur de vous trop importuner; vous m'obligerez assez si vous continuez de m' aimer, et me conservez, Monsieur, en vos bonnes grâces, comme votre serviteur plus humble et plus aJGfeclionné.

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