‹ Œuvres complètes;Chapitre 389 sur 436 · A Caen, ce 21* d'août · texte numérisé non relu

A Caen, ce 21* d'août

Monsieur, j'ai été bien aise du récit que vous m'avez fait eu votre dernière lettre de la disposition testamen-

i5. Être utile a été substitué à servir,

16. Cette inscription a été imprimée ainsi dans le Mercure ^ tome Vn, p. 654 '• GunxKUtfDs du Vair , kpiscopus Lexoviehsis

FbAXCIAE PROCABCEIXAUrCS, HIC KXPECTO RKSUBHECTIOirKM BT HISEKI- COUDIAM. NaTUS 7 MABTn l556.

17. Etienne duPuget, dont nous avons déjà parlé (p. 333, note i}, érêque de Dardanie, dans la province ecclésiastique de l'Hellespont, venait d'être promu à l'évèché de Marseille. Le billet de Malherbe figurera dans notre quatrième volume.

18. Ce dernier paragraphe est écrit au verso du dernier feuillet, à côté de la suscription.

Lettre 307. — i. Il y a dans la date de cette lettre ou dans celle

laire* de feu M. du Vair; il s'en vend ici un petit discours, duquel je ne vous dirai autre chose sinon que je crois que Saugrain' en soit Tauteur. Je tiens qu'à cette heure vous ferez achever l'impression de ses œuvres '' ; si vous le faites, souvenez-vous, s'il vous plaît®, d'y mettre cette lettre qu'il avoit écrite à M. de Villeroy, sur le premier refus qu'il fit de la charge de garde des sceaux* : le cas que j'en fais est sur le témoignage que vous m'en avez donné. J'ai ouï aussi bien estimer une harangue qu'il fit

de la suivante (21 et 17 août), dates écrites d'une manière fort lisible, une erreur que nous ne savons comment rectifier. D'après son contenu, il est évident que la lettre du 21 août a été écrite avant celle qui est datée du 17. Peut-être Malherbe a-t-il voulu mettre 27. Les cotes ne nous sont ici d'aucun secours ; car l'une est conforme à la date donnée par Malherbe, et l'autre, celle de la lettre du 21, porte, mais non de la main de Pereisc, 6 août,

*^ a. Malherbe avait d'abord mis dernière ^ qu'il a corrigé en testamentaire,

3. Il en était au moins l'éditeur. Ce petit discours est intitulé : Relation véritable de la mort de Guillaume du Vair^ Paris, Saugrain, 162 1, in-8°. Le testament, qui est analysé dans le Mercure, parut à Paris en 1621, 12 pages in-12. Du Vair y nomme Peiresc un de ses exécuteurs testamentaires et lui lègue toutes ses médailles.

4. Les OEuvres de du Vair parurent à Paris, chez Claude Cramoisy, 1625, in-f°. On y trouve, p. 947, la Harangue au parlement de Bordeaux, et, p. 733, Vinscription faite à l'honneur du feu Roy Henry le Grand, dont nous avons parlé plus haut, p. 99. — On lit dans la Vie de Peiresc par Requier (p. 200), à l'année 1623 : « Durant le reste de son séjour à Paris, Peiresc s'appliqua tout entier à l'édition des

Euvres de du Vair. Mais n'ayant pu y mettre la dernière main, il se déchargea sur Duchesne du soin de l'achever. » — André Duchesne, érudit, mort en 1640.

5. s'il vous plaît a été ajouté après coup; ainsi que, huit lignes plus loin, feu devant Roi; et à la septième ligne du paragraphe suivant, le devant latin.

6. Celte lettre ne figure point dans les OEuvres de du Vair, et, à ce qu'il nous semble , elle n'a jamais été imprimée. Nous en avons découvert l'original dans le portefeuille 268 de la collection Godefroy, à l'Institut. Elle porte la date du 9 janvier 1616, et est remarquable à plus d'un titre. Voyez plus haut, p. 619, note 7.

au parlement de Bordeaux, au voyage que fit le Roi en Béam. Je pense que vous la treuverez entre ses papiers; je vous en donne avis, afin que vous y preniez garde. Il fit aussi une Inscription des faits du feu Roi, qu'il m'envoya pour la faire voir, comme je fis, à Sa Majesté. Si vous desirez l'y mettre, comme il me semble qu'il sera fort à propos, vous la pourrez avoir de notre compère du Monstier, à qui j'en baillai une copie. Pour l'autographe, Mme de Rohan, qui étoit au cabinet quand je le fis voir, me le demanda, et je ne pus pas le lui refuser \ Pour la traduction dont il est question, vous savez ce que vous pouvez sur moi; mais jusques à ce que j'aye vu ce que c'est, et si mon stvle s'accommodera bien au sien, je ne vous en veux rien promettre : j'en ferai l'essai sur un livre, et vous en ferai juge.

J'ai parlé à Messieurs de l'abbaye de Saint-Etienne de leurs Chartres ; ils en ont encore tout plein qu'ils m'ont promises : en exécution de quoi, y ayant hier envoyé mon homme , ils m'envoyèrent deux copies de deux Chartres qu'ils m'avoient montrées un jour auparavant ; mais je ne les treuve pas exactement faites, et vois bien que celui qui les a écrites n'entend aucunement le latin : je les irai corriger sur les originaux, aussitôt que je me serai tiré d'une lettre de consolation que je me suis cru obligé d'écrire à Monsieur le Grand sur la mort de M. de Termes. J'eusse été bien aise de faire quelque chose pour les victoires du Roi, mais je crois que son retour ne me pressera pas beaucoup; j'apprendrai, s'il vous plaît, cela de vous, et tout ce que d'ailleurs vous aurez appris de nouveau. Nous n'avons point ici d'auteur dont l'on fasse cas comme de vous ; la plupart des autres écrivent sans jugement. Je m'assure que le F.oi se sera bien rais en

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