‹ Œuvres complètes;Chapitre 402 sur 436 · A Caen, ce 18* décembre · texte numérisé non relu

A Caen, ce 18* décembre

Monsieur, cependant que j'attends que le beau temps vienne, il empire tous les jours, et les chemins par conséquent. Il se faut donc résoudre d'en courir la fortune, et satisfaire au dessein que j'ai d'être avec vous il y a si longtemps. Je fais compte de partir jeudi prochain : ce sera pour être à Paris le lundi 29^ de ce mois, s'il plaît a Dieu. Je passerai par Lisieux, et vous porterai, si je ne me trompe, de bonnes nouvelles de l'affaire dont vous m'avez écrit ^. Adieu, Monsieur : je suis toujours votre très-humble et très-affectionné serviteur.

J622 ^^^' — [A Aix*], ce 10* de juillet 1622.

Monsieur, je suis trop obligé à me souvenir de vous pour ne vous rendre pas raison de mon silence depuis tantôt^ deux mois que je suis arrivé en ce pays. Mon

mîers, il fut condamné à mort par le parlement de Toulouse et exécuté.

Lettre 214. — i. L'original de cette lettre a disparu du manuscrit de la Bibliothèque. Nous avons revu le texte sur le manuscrit Fortia.

3. Peut-être quelque affaire relative à la succession de du Vair, évêque de Lisieux.

Lettre ai 5. — i. Le papier est coupé à l'endroit où étaient écrits les mots>^ Aix; on voit encore le haut des deux A. — Peiresc ne quitta Paris qu'en 1623. Il était à Aix au mois d'octobre.

2. Tantôt a été ajouté au-dessus de la ligne. A la ligne suivante,

excuse, que, je m'assure, vous treuverez raisonnable, est que le jour même de la fête de Dieu, il plut à l'avocat général Tomassin ' faire garder la chambre à mon fils ; ce qui lui réussit si bien, par la facilité qu'il trouva en M. d'Oppède*, qu'encore aujourd'hui il est en prise de corps. Je crois bien que si je l'eusse voulu faire représenter, il en seroit quitte* ;mais pourceque je me doute qu'ils l'eussent obhgé à quelque satisfaction à la partie, j'ai mieux aimé qu'il soit privé quelques jours de la place des Jacobins, que de le soumettre à cette indignité. J'ai donc envoyé quérir un renvoi à un autre parlement; je l'attends au premier jour avec les inhibitions à celui-ci. Quand cela sera, je serai en état de vous écrire avec soin et de vous mander des nouvelles dont la source va être en ces quartiers : pour celles qui y sont à cette heure, M. de Bouc* les vous dira; c'est assez pour ce coup que je vous aye témoigné que je n'oublie point l'honneur que vous et les vôtres me faites de m'aimer; continuezle-moi, s'il vous plaît, comme je continuerai. Monsieur, d'être toute ma vie votre serviteur très-humble et trèsaffectionné ,

Malherbe.

Monsieur, je vous supplie de me faire cette faveur d'envoyer ce paquet au Fer à cheval., en la rue Aubry- Boucher, et le faire mettre entre les mains de quelqu'un

Malherbe arait mis d'abord : « que je m'assure que vous treuverez, » puis il a effacé le second que.

3. Jean-Étienne Tomassin , premier avocat général au parlement d'Aix (1601). — Voyez sur toute cette histoire la Notice biographique y tome I, p. XXXV et suivantes.

4. Vincent- Anne de Fourbin Meynier, baron d'Oppède, premier président du parlement d'Aix de i6ai à i63a.

Page 1