Voyez tome I, pièce cm, p
4. Exemplaires a été ajouté après coup, au-dessus de la ligne.
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adieu, comme il a été devant la porte de mon logis, s'est arrêté à la vue du Roi , qui sortoit de la barrière du Louvre ; il a mis pied à terre , et de là est monté au carrosse du Roi, qui Ta fait mettre auprès de lui au derrière du carrosse. Sa Majesté lui donna samedi cinquante mille écus. Il dit qu'il veut que tout cela s'en aille en bisques' incontinent après Pâques. M. de Lorraine vient cette semaine ; si le Roi est sorti de Versailles ou de Dourdan, il Tira trouver en poste. Je crois que par gravité le Roi n'a pas voulu l'attendre plus longtemps; mais quelle qu'en soit la signification, il ne m'en chaut, puisque l'affaire est accommodée. Hier un Ecossois, nommé Lamon, qui est l'un de ceux qui gardent M. de Vendôme ', dit au Roi qu'il avoit nouvelles de Londres que Bouquinghan, pour se parer de la haine du peuple qui s'étoit ému contre lui, s'étoit retiré à Plémut% et de là en Ecosse ; que sa maison avoit été pillée et rasée de fond en comble, et ses carrosses brûlés emmi la rue. Je ne pense pas que cette affaire-là soit bonne pour les Rochelois : s'ils ont bon nez, cela leur doit grandement diminuer ' l'espérance d'être secourus. Hier au soir, le Roi, après avoir soupe, descendit chez la Reine sa mère. Comme' il y eut été environ demi-quart d'heure, il se
5. Le mot bisques signi£ie-t-il ici mets exquis , festins , ou bien faut-il le prendre dans le sens de jeu (de l'italien bisca, brelan, tripot) ?
6. Prisonnier à Vincennes. Il avait été arrêté à Blois le i3 juin
7. Plymouth. — L'autographe porte Plémut ou Plémur; la dernière lettre est douteuse,
8. Malherbe avait d'abord écrit : « cela doit grandement leur diminuer. »
9. Cette phrase n'en faisait d'abord qu'une avec la précédente. Le second i/, à la fin de cette ligne, et, un peu plus haut, le mot descendit, ont été ajoutés après coup.
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leva, prit congé de ce qui étoit dans le cercle. Madame la Princesse fut la première, Mme la princesse de Gonty la segonde, et Mme la comtesse de Soissons la troisième. Il parla à elle quelque temps ; aux autres, il ne fit autre chose que les baiser. Il avoit un pourpoint de peaux, que les Reines et toutes les princesses louèrent grandement. Je dis tout bellement à la Reine que je souhaitois que ce pourpoint-là fût vu dans les rues de la Rochelle : elle me dit qu'elle le souhaitoit bien aussi, mais que ce fût dans peu de temps. Je lui répondis que je ne croyois pas que Taffaire tardât plus de deux mois ou trois au plus. Elle dit au Roi ce que je disois; lequel s'étant avancé vers moi, me dit qu'il n'avoit jamais vu de si beaux vers que ceux que je lui avois donnés** : je lui dis que j'en allois faire pour la prise de la Rochelle qui seroient encore meilleurs; il me dit que je le fisse. Voilà de la besogne pour moi; Dieu me fera, s'il lui plaît, la grâce d'en sortir avec autant d'honneur que je suis sorti de ceux que vous avez vus. J'ai envoyé à M. Astruc*' le remerciement que Monseigneur le Cardinal m'en a daigné faire ; il vous montrera la copie de la lettre qu'il m'en a écrite**. Je ne sais plus que vous dire. Dieu veuille que bientôt je vous mande la prise de la Rochelle ! C'est, Monsieur, tout ce que j'ai à vous dire, sinon que je suis et veux être à jamais votre serviteur très-humble.