De Caen, ce aS janvier lôaS
Monsieur, encore que mon cousin Malherbe soit de retour, il a désiré que je vous donne l'importunité et l'adresse de mes lettres, tant il est incertain où il se logera à demeure. 11 regrette fort le malheur de son hô-
Lettre 4« - I- Le combat eut lieu le 27 octobre 162a. Voyez les Mémoires de Richelieu, année 1622, vers la fin.
a. Crains parait être la leçon du manuscrit, mais le mot est mal écrit et nous laisse quelque doute.
LETTRES DE M. DU BOUILLON. SgS
tesse et réloignement de votre voisine. S'il peut s'approcher de vous, son logis lui sera beaucoup plus agréable. A un homme de son âge et de son humeur il ne lui faut plus désormais que bon feu et bon voisin. Pour le premier, il y donnera bon ordre; le second dépend du hasard. Je pense qu'il a fait son dernier adieu en Provence , puisqu'il a pris la résolution de faire venir son fils à la cour. 11 y a longtemps que nous avions tâché de lui persuader ; mais pour tout il déféroit plus aux conseils de sa femme que de ses amis. A présent qu'il a l'esprit en cette bonne assiette, je vous supplie. Monsieur, de lui vouloir continuer. Je sais par expérience combien il a de créance à vos sages avis, et il nous importe grandement que la réputation et le crédit qu'il a acquis en cour ne meure pas. Son fils ayant de très-bonnes qualités naturelles et acquises est capable, si Dieu lui donne des jours , de le faire subsister. En ce faisant, il amendera sa fortune, et peut, avec le temps, tirer la main à ses parents et à ses amis. Les états de cette province ont tenu ; mais ils ne nous ont rien produit de nouveau : s'il y avoit eu quelque chose digne de vous entretenir, je n'y aurois pas manqué, car en outre les obligations particulières que je vous ai, je vous dois beaucoup de revanches. Si par quelque espèce de reconnoissance vous me jugiez utile en ce pays à vous servir, je le réputerois à grand honneur. En attendant que Dieu m'en fasse naître quelque occasion, je le prierai, Monsieur, qu'il vous conserve en longue et heureuse santé.
Votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Du Bouillon.
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G^NlêALOGIE DE MALHERBE.
Cette pièce , de la main de Malherbe , se trouve au tome !«', numéro 126 bis, du manuscrit de la Bibliothèque impériale. Elle est précédée d'une gravure qui représente les armes des Malherbe de Saint-Aignan et dont une reproduction fidèle sera jointe à notre édition.
Généalogie de la maison de Malherbe^ qui est en Angleterre^ en la comté de Sufolk.
Geffboy Malhbbbb.
Hknrï Mat.hebbb.
ROGEB MalHEBBB.
RiCHART MaxHEBBB. ''
■\ «ooT 3'jm;î«io Mabgttbry Mai,herbb; I »3"P "ï^q ifi joao s, ' fille et héritière de Richart, ' ' '[
et épouse de Thomas Carhurta.
Rogbb Cabhubta.
Sarba Carhitrta,
fille et héritière de Roger Carhurta,
et mariée à Jean Cotel de Yonbrige,
en la comté de Devon, où cette famille est demenrée.
Cette généalogie a été transcrite d'un livre appartenant
au-